Lutte Contre Le Trafic De Migrants : L’union Européenne Aux Côtés Du Sénégal

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Lutte contre le trafic de migrants : L’Union Européenne aux côtés du Sénégal
En 2021, on n’a presque pas noté d’arrivées de pirogues dans les îles Canaries. L’information a été livrée par le contrôleur général de police, Mame Seydou Ndour, qui est par ailleurs directeur de la police de l’air et des frontières et coordonnateur du Partenariat opérationnel conjoint (POC).

Toutefois, il assure qu’il y a de cela quelques jours, il a été noté au niveau des côtes espagnoles l’arrivée d’une pirogue, qui a quitté les côtes sénégalaises. 

En effet, le Sénégal a très tôt pris conscience de l’importance du phénomène de la migration irrégulière et a mis en place les outils pour y faire face. 
Mais en dépit des mesures répressives et de dissuasions mises en place pour juguler ce phénomène, Mame Seydou Ndour reconnait que le phénomène est encore et toujours là.

 »Si en 2021, on a réussi une prouesse, il ne saurait être question de dormir sous nos lauriers », indique-t-il.

Alphonse Faye, substitut du procureur de Mbour estime que  »La migration touche tous les pays dont grand nombre se déplace pour trouver du travail. L’Occident considéré comme un Eldorado attire plus d’un. Nous en avons pour preuve les nombreuses pirogues et embarcations de fortune qui quittent souvent nos plages »

En effet, en 2020, 3000 migrants ont rejoint les côtes espagnoles; en 2021, 274 et l’année en cours a enregistré 57. Dans ce périple, les pêcheurs sont majoritaires. 

Ainsi, pour renforcer les capacités des différents maillons de la chaîne pénale sur  »la prise en charge du trafic de migrants et autres infractions assimilées par les autorités policières et judiciaires », l’Union Européenne a doté le partenariat Opérationnel Conjoint (POC), mis en œuvre par Civipol, d’un montant de 6 milliards dans le cadre de la lutte contre le trafic illicite de migrants.

Des magistrats du tribunal de grande instance de Dakar et de Mbour, des acteurs de la police et de la gendarmerie en charge de ces questions vont être formés durant trois jours sur les questions de migration.

Pour le contrôleur général de police,  »Barsa wala barzakh » ne devrait pas être une fin en soi pour les candidats à l’émigration.

Une multitude de défèrements ont été faits au niveau du tribunal de grande instance de Mbour, a informé le substitut du procureur, Alphonse Faye.
Il indique que Mbour et Kédougou sont les deux plaques tournantes du trafic de migrants et qu’une dizaine de dossiers sont en instruction.