Lois contre le terrorisme : “Gni ci wax en général, Khamouniou li gnouy wakh” (Juge Dème)

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Les députés ont adopté vendredi de nouvelles lois qui renforcent la lutte contre le terrorisme. Si elles sont jugées « liberticides » par l’opposition parlementaire, et renforçant la lutte contre le terrorisme par la majorité, le juge Dème, au micro de Senego, qui célébrait l’anniversaire de son mouvement « Ensemble »à Thiès, ce week-end, les rabroue pour amateurisme et impréparation.

Les experts pas voix au chapitre

Les experts refusent de parler ou on ne les consulte pas sur des questions d’intérêt national ? C’est le juge Ibrahima Hamidou Dème qui s’exprime ainsi à la suite de la polémique qui a rythmé ces lois qui renforcent la lutte contre le terrorisme votées par l’ensemble nationale.

Selon les remarques du Président du Mouvement Ensemble, “pendant ces périodes-là, les experts se taisent et ce sont les amateurs qui ont voix au chapitre”.

Majorité et opposition..

“Le Gouvernement devait faire preuve de beaucoup de pédagogie. Il faudra informer les populations du bien fondé de ces réformes. Car les reformes doivent renforcer l’arsenal juridique existant. Le terrorisme est une infraction planétaire. C’est une menace qui est là”, a-t-il poursuivi.

…Disqualifiés…

Dans le même ordre d’idées, “les parlementaires de l’opposition ont agi un peu sur le tard, parce que ces projets passent d’abord en commission. Ils devaient interpeller l’opinion publique. Ce qui aurait permis aux sachants, selon lui, de pouvoir se prononcer. Mais malheureusement, ça n’a pas été fait. C’est l’occasion de beaucoup de confusions”.

…Et place aux sachants

Malgré tout, ajoute le juge démissionnaire de la magistrature, même si la loi a été déjà votée, laissons la place aux véritables experts, les universitaires et autres personnes impartiales de se prononcer. Afin que l’opinion soit davantage renseignée sur le bien fondé ou mal fondé de cette loi.

L’Assemblée nationale a approuvé vendredi dernier, en procédure d’urgence, par 70 députés contre 11, le projet de loi N°10/2021 modifiant la loi N° 65-60 du 31 juillet 1965 portant Code pénal et celui du N°11/2021 modifiant la loi N° 65-61 du 21 juillet 1965 portant Code de procédure pénale.