Legs de Cheikh Béthio : ses comptes bancaires divisent veuves et héritiers

Dans l’affaire des « Thianta », l’on informe que Sokhna Aïda Diallo, la 3e épouse de Cheikh Béthio Thioune aurait accès aux comptes de son défunt mari. Selon certaines indiscrétions, c’est pourquoi  elle n’accepte pas de faire acte d’allégeance à l’héritier légitime du défunt Cheikh. Mais malgré son hostilité, elle reconnaît que la gestion des Thiantacounes, revient de droit à Serigne Saliou Thioune, fils aîné du guide spirituel des « Thiantacounes ».

Nerf de la « guerre »

En effet, Sokhna Aida Diallo, est dépeinte comme une « femme têtue, refusant de se soumettre au préposé à la succession au Califat ». D’où les confusions et guéguerres constatées depuis l’intronisation du fils aîné de Béthio. Mais dans ce bras de fer qu’elle a engagé, Sokhna Aida Diallo a du renfort, de la part de ses deux (2) coépouses en l’occurrence Sokhna Bator et Adjia Saliou, qui étaient à ses côtés à Ngabou, lors du grand Magal de Touba. Là où elle a bien marqué son territoire, à travers des folies que le Khalife Général Serigne Mountakha Mbacké a dû arrêter, au risque d’être exclue définitivement de la confrérie Mouride.

Transhumance de talibés « intra muros »

D’après certaines informations glanées entre Djanatoul Mahwa et Ngabou  » Cheikh Béthio malade, commençait à perdre le contrôle d’une bonne partie de ses disciples. Pendant que Sokhna Aïda Diallo tenait son courant de pensée idéologique dénommé « Darou Salam ». Un réceptacle de talibés « transhumants intra muros « , désormais acquis à sa cause.

Ressources financières des « Thianta »

L’autonomie financière des « Thiantacounes » relève d’une bonne organisation, planifiée pour la collecte de fonds. Ainsi chaque « Kourél » verse mensuellement de l’argent au guide spirituel. A côté de ces mécanismes de financement, il s’y ajoute d’autres cotisations comme le « Dieufou Thiofel », le « Dieufou Amir », les Ordonnances, Autos, Gamou et Magal. Auparavant Cheikh Béthio faisait la collecte uniquement pour son vénéré guide spirituel Serigne Saliou. Et ce dernier versait directement l’argent aux daaras.

Répartition concurrentielle des sources de revenus

Alors que Sokhna Aïda Diallo, aurait le monopole sur une manne financière, issue de ces cotisations venant des « Thiantacounes ». Parce que Cheikh Béthio avait mis à la disposition de chacune de ses épouses, des talibés. C’est ainsi que Sokhna Aïda assure le contrôle de Darou Salam, Sokhna Bator gère Keur Serigne Touba et Adja Saliou garde Khelcom.Devant cette répartition, il a été même noté une concurrence entre les talibés. Chacun rivalisait d’ardeur à travers les « Adiyas ».