Le regret de Trump sur sa présidence ? Ne pas avoir envoyé l’armée face à « Black Lives Matter »

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Dans un entretien accordé à deux journalistes américains, l’ancien président des Etats-Unis estime qu’il aurait dû déployer « l’armée immédiatement » face aux manifestants.

REGRETS – Des déclarations qui en disent long. Dans les extraits dévoilés par Vanity Faird’un entretien qu’il a accordé à deux journalistes du Washington Post pour leur livre I Alone Can Fix It, l’ancien président américain est brièvement revenu sur un « regret » de ses quatre années à la présidence des Etats-Unis.

« Au fil des années, Trump a rarement exprimé de regrets, souligne Vanity Fair. Mais il regrette sa réponse aux protestations de l’été dernier à Minneapolis, Portland, Seattle et d’autres villes ». Le magazine fait ici référence aux manifestations survenues aux Etats-Unis après la m**t de George Floyd, un Afro-américain m**t asphyxié lors d’une interpellation policière à Minneapolis en mai 2020.


« Je pense que si je devais recommencer, j’aurais envoyé l’armée immédiatement », a ainsi déclaré Donald Trump à Carol Leonnig et Philip Rucker, sans s’épancher davantage sur la question.


Dans un autre livre sorti récemment, Frankly, We did win this election, le journaliste du Wall Street Journal Michael C. Bender rapporte aussi le récit du chef d’Etat-major des armées américaines, Mark A. Milley. Selon le général qui a fait part de son opposition au président, Donald Trump aurait exprimé à plusieurs reprises sa volonté de réprimer brutalement les manifestations du mouvement « Black Lives Matter ».

« Brisez-leur le crâne! », « tirez-leur dessus », aurait-il même lancé à des responsables militaires.


Aucun regret sur sa gestion du Covid-19


L’ancien président des Etats-Unis a aussi été accusé d’avoir ordonné la dispersion brutale par la police de manifestants « Black Lives Matter » près de la Maison Blanche l’été dernier. La puissante organisation de défense des droits civiques ACLU accusait notamment Donald Trump d’avoir ciblé des « personnes noires » qui manifestaient pacifiquement « avec un usage illégal de la force ». Sa plainte a été rejetée fin juin par une juge américaine.


Trump se garde en revanche d’exprimer d’autres regrets, notamment en ce qui concerne sa gestion de la crise sanitaire. Et reste fidèle à lui-même. « Je pense que nous avons fait un excellent travail sur le Covid, mais que ça n’a pas été reconnu, a-t-il déclaré aux journalistes du Washington Post.


Interrogé pour savoir « pourquoi il encourageait les gens à croire des choses fausses »,  Trump rétorque que son oncle, le Dr. John Trump, est « un professeur brillant », avec « de nombreux diplômes » et que la science « est donc dans [ses] gènes ».


En juin, Donald Trump a officiellement lancé la campagne des élections américaines de mi-mandat, en retrouvant dans l’Ohio l’ambiance des meetings qu’il affectionne, avec un œil déjà fixé sur 2024. Célèbre pour ses meetings en plein air à l’atmosphère survoltée, le tribun a renoué, pour la première fois depuis qu’il a quitté la Maison Blanche, avec tous les codes de ces rendez-vous lors d’un discours énergique d’une heure et demie.