Le Pds réfute le consensus: « Nous ne pouvons accepter un second report des Locales »

Le consensus annoncé en vue du report des élections locales par la commission politique du dialogue national ne semble pas prendre en compte toutes les formations politiques du Sénégal.

En effet, Assane Ba, membre du comité directeur du Parti démocratique sénégalais (Pds) estime que des partis  comme celui du Pape du Sopi, les Patriotes de Ousmane Sonko ou encore Tekki de Mamadou Lamine Diallo n’ont pas pris part à cette concertation du comité du dialogue. 

‘’Comment peut-on faire fi de cette majorité? Un consensus ne peut pas se faire au Sénégal sans la participation du parti le plus représentatif qu’est le Pds qui engrange plus d’une centaine de collectivités territoriales ’’, croit savoir Assane Ba.

Ce qui fait dire à ce dernier que les décisions prises sont illégales, car pense t-il, Macky Sall n’a pas le droit d’enfreindre le code électoral.

Pour ce membre du Pds, il est impossible de parler de report à ce stade. ‘’Le communiqué que nous avons eu à travers la presse ne saurait être réglementaire, ce n’est ni un arrêté ministériel encore moins un décret présidentiel fixant la date des élections’’, dit-il.

Aux yeux d’Assane Ba, quand une élection est renvoyée, des dispositions doivent être prises pour communiquer sur la nouvelle date. Ce qui, selon lui,  n’a pas été fait.  ‘’Nous considérons que c’est un simulacre de réunion. Le comité du dialogue national a réuni des éléments de Macky Sall pour lui donner la possibilité de renvoyer les élections’’, dénonce t-il. Avant d’annoncer une réunion du Parti démocratique sénégalais prochainement pour  prendre des décisions qui conviendraient à ses militants et ses alliés.

‘’Nous sommes foncièrement contre ce report et nous l’avons fait entendre au ministère de l’Intérieur lors de la fixation du montant de la caution.

Nous considérons que les élections ont été renvoyées de façon illégale au 1er décembre, parce qu’elles devaient se tenir en juin. Aujourd’hui, nous ne pouvons pas accepter un second report’’, averti t-il.