Le gouvernement tunisien d’Elyes Fakhfakh obtient la confiance du Parlement

Après quatre mois de négociations, le Parlement tunisien a approuvé, dans la nuit de mercredi à jeudi, le gouvernement du Premier ministre, Elyes Fakhfakh, mettant fin à l’incertitude politique dans le pay.

Sans surprise, le gouvernement d’Elyes Fakhfakh a obtenu, jeudi 27 février, la confiance du Parlement tunisien, mettant fin à une incertitude politique de plusieurs mois qui a nui aux efforts du pays pour lutter contre les problèmes économiques à l’horizon.

Elyes Fakhfakh a trouvé la semaine dernière un accord avec la formation islamiste modérée Ennahda, première force parlementaire, dont le candidat au poste de Premier ministre n’avait pas obtenu en janvier la confiance du Parlement.

Le président tunisien Kaïs Saïed avait prévenu qu’il prononcerait la dissolution du Parlement si le nouveau gouvernement n’obtenait pas la confiance des députés.

Une coalition fragile

Fakhfakh a réuni dans son gouvernement des représentants de tous bords politiques, alors que les différentes formations du pays continuent d’afficher leurs désaccords autour de plusieurs questions majeures.

La coalition pourrait ainsi s’avérer fragile, malgré le vote de confiance des députés, après que les négociations sur l’agenda politique et les différents portefeuilles gouvernementaux ont été délicates.

Le gouvernement de Fakhfakh, ancien ministre des Finances, va faire face à un défi économique majeur après plusieurs années de croissance modeste, chômage persistant, importants déficits budgétaires, dette croissante et détérioration des services publics.

Tunis va aussi devoir s’atteler à obtenir des financements externes à hauteur de 3 milliards de dollars alors qu’un programme de prêt du Fonds monétaire international (FMI) prend fin en avril sans qu’un nouvel accord ait été conclu pour le moment.

Les élections législatives d’octobre dernier ont débouché sur un Parlement divisé et fractionné, sans aucune majorité évidente. Ennahda est arrivé en tête du scrutin mais avec seulement 53 des 217 sièges de l’assemblée.