Le coronavirus pourrait-il engendrer une vague de malades de Parkinson ?

On savait déjà que le coronavirus pouvait avoir des conséquences neurologiques chez certains patients. Des scientifiques s’interrogent désormais sur une éventuelle « vague » de maladies du cerveau suite à l’épidémie de Covid-19.

Le Covid-19 peut avoir des effets sur le cerveau : AVC, confusions, perte de repères spatio-temporels, atteinte de la mémoire, perte de goût et d’odorat… Jusqu’à présent, ces effets semblaient passagers. Mais des scientifiques australiens redoutent aujourd’hui qu’ils n’engendrent une série de pathologies neurologiques à plus long terme, et plus particulièrement « une vague silencieuse » de cas de Parkinson, comme le révèle le site du Florey Institute of Neuroscience and Mental Health.
Sur le même sujet
coronavirus
Symptômes du coronavirus : rhume ou Covid-19, comment faire la différence ?

Cette crainte repose sur le souvenir d’une précédente épidémie, celle de la grippe espagnole en 1918/1919. A sa suite, de nombreux cas d’encéphalite léthargique étaient apparus. Et cette infection virale avait laissé pour séquelle, chez un très grand pourcentage de patients touchés, des troubles graves, ressemblant beaucoup à ceux de la maladie de Parkinson (parkinsonisme post-encéphalitique).

Depuis l’épidémie de grippe espagnole, il n’est plus apparu de virus s’attaquant ainsi au cerveau. D’ailleurs, la plupart des patients parkinsoniens souffrent d’une affection dégénérative, dont l’origine n’est pas un virus mais un processus de dégénérescence.
Quel rapport entre Parkinson et Covid-19 ?

La maladie de Parkinson consiste en une atteinte, et une disparition progressive de neurones qui libèrent la dopamine. Le parkinsonisme secondaire (ou atypique) est du à un mécanisme de blocage ou une perturbation de l’action de la dopamine au niveau des noyaux gris centraux.

Lorsque l’organisme se défend contre le SARS-CoV-2, cela entraîne une inflammation au niveau du cerveau. Celle-ci pourrait, à long terme, être responsable de ce blocage de dopamine, ou de manière plus générale de maladies neurodégénératives, comme ce fut le cas en 1920. Un premier cas de ce type pourrait avoir été détecté en Israël. Mais pour l’heure, rien n’a été formellement confirmé.

Dans un article du Journal of Parkinson’s Disease, publié le 22 septembre 2020, les chercheurs mettent en lumière les conséquences neurologiques potentielles à long terme du COVID-19. S’ils n’ont pas de preuve, ils demandent toutefois que des mesures urgentes soient prises pour disposer d’outils de diagnostic plus précis permettant d’identifier précocement la neurodégénérescence.

Lire aussi :

Le coronavirus peut-il atteindre le coeur ?
Perte d'odorat et Covid-19 : la majorité des patients la récupèrent au bout de 2 mois

Inscrivez-vous à la Newsletter Top Santé et recevez gratuitement votre livret de recettes légères et gourmandes