L’assassin de Mamadou Lamine Samb au bar « le Jaraf » encourt la perpète

La réclusion à perpétuité, c’est ce que risque l’accusé Racine Fall. Il a comparu à la barre de la chambre criminelle de Dakar, pour répondre des faits d’assassinat. Il sera édifié sur son sort le 2 octobre prochain.

Les faits

Ils se sont déroulés à Yoff Virage, plus précisément au Bar « Le Jaraf », dans la nuit du 15 au 16 octobre 2014. Cette nuit-là, un groupe de jeunes, dont la victime, Mamadou Lamine Samb, s’était rendu dans ce bar pour fêter l’anniversaire d’une amie. Alors qu’ils discutaient tranquillement, un dénommé Hamdar serait venu les importuner. Ainsi, s’en est suivi un échange de propos aigres-doux. C’est par la suite que Racine Fall qui était sur la terrasse du bar, est venu à la rescousse de son ami Hamdar. Malmené à son tour, par les jeunes, il est ressorti, mais avait gardé cette altercation en travers de la gorge. Voyant deux de ses bourreaux, en l’occurrence sa victime et un certain Diallo, sur la plage en train de se laver les mains, il prend l’initiative de les rejoindre, un tesson de bouteille à la main. Avec cette arme, l’accusé ivre, poignarde à deux reprises Mamadou Lamine Samb et court se réfugier dans une station-service.

Aveux d’ivrogne

« Cette nuit-là, je me suis rendu à la plage pour prendre de l’air. J’étais tranquillement assis en train de siroter ma bière, quand Mamadou Lamine Samb et son ami sont venus vers moi. Sans raison, Samb m’a empoigné et a tenté d’arracher la sacoche qui était autour de mon cou. Ensuite, son ami s’est mis à me donner des coups. A un certain moment, je ne voyais plus, car mon œil était enflé, du fait des coups. Sur ces entrefaites, j’ai saisi une bouteille que j’ai cassée pour me défendre. Sans le faire exprès, je l’ai poignardé. Après mon forfait, je suis allé me réfugier dans la station-service, car une foule en furie me courait après », a-t-il dit. Sur le nombre de fois qu’il a poignardé la victime, l’accusé dit ne plus s’en souvenir. D’ailleurs, quand on lui a montré les photos de la scène du crime, il a instinctivement détourné son regard. Selon le substitut du procureur, les faits sont constants. Il a requis les travaux forcés à perpétuité contre l’accusé Racine Fall.

La perpétuité

Le représentant du ministère public n’a pas été tendre avec Racine Fall, poursuivi pour assassinat. Et si en rendant sa décision, la chambre criminelle suit le parquetier dans son réquisitoire, l’accusé encourt les travaux forcés à perpétuité. Le conseil de la défense a sollicité la disqualification des faits en coups mortels et a requis une application bienveillante de la loi pour son client. L’affaire est mise en délibéré pour jugement devant être rendu le 2 octobre 2019.