L’application StopCovid débattue au Parlement avant son lancement prévu ce week-end

Un débat suivi d’un vote non contraignant sur StopCovid sont au menu, mercredi, des discussions à l’Assemblée nationale puis au Sénat. L’application pour smartphone défendue par le gouvernement devrait entrer en service dès ce week-end.

Le débat autour de l’application de traçage Stopcovid se poursuit mercredi 27 mai au Parlement. L’Assemblée nationale et le Sénat sont appelés à se prononcer sur sa mise en service.

Le dispositif numérique a pour but d’aider à enrayer l’épidémie de coronavirus qui a mis à genoux l’économie. Concrètement, l’application pour smartphone doit permettre à ses utilisateurs d’être alertés s’ils ont croisé une personne contaminée par le Covid-19, à moins d’un mètre, pendant au moins 15 minutes. Critiquée au sein même de la majorité, l’application sera débattue mercredi par les députés à partir de 15 h à l’Assemblée, et dans la soirée au Sénat. Mais le vote des parlementaires ne sera pas contraignant et les Français devraient pouvoir la télécharger dès ce week-end.

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La controverse porte sur l’atteinte aux libertés individuelles et sur la protection des données personnelles. De ce côté, la Cnil a donné mardi son feu vert, estimant que l’application respectait les différentes dispositions législatives relatives à la protection de la vie privée. Cela n’a cependant pas fait taire les critiques.

Faible circulation du virus

Côté sanitaire, la tension continue de retomber, avec un nombre de malades en réanimation qui a poursuivi sa décrue : il s’élevait à 1 555 mardi soir, soit 54 de moins que la veille. Au total, l’épidémie a fait au moins 28 530 morts en France, selon un bilan consolidé de la direction générale de la Santé.

Et pour la première fois, Santé publique France a établi que près de la moitié des décès (14 113) concernaient des personnes résidant en Ehpad ou en établissements médico-sociaux, mortes dans ces structures ou à l’hôpital.

« Les indicateurs sont plutôt très favorables », a relevé la directrice générale de Santé publique France, Geneviève Chêne, soulignant que « la circulation du virus restait faible ».