L’ANRAC alerte : 144 villages infectés par des mines en Casamance

TO GO WITH STORY BY MALICK ROKHY BA Mine clearing experts for Handicap International begin work on the outskirts of Ziguinchor, in the Casamance region of Senegal, on May 30, 2011. 776 people have been victim of mines in the Casamance region since the beginning of the conflict in 1982 - 560 civilians and 216 soldiers - and 168 of these individuals have died. The conflict in the Casamance region has displaced over 15 400 people, most of whom have found shelter in neighboring Guinea-Bissau and Gambia, and has created major problems for the local economy and environment, with vast areas being threatened by deforestation due to the illegal wood trade. AFP PHOTO / SEYLLOU / AFP / SEYLLOU DIALLO

Si on se fie aux chiffres publiés par l’Agence nationale pour la relance des activités économiques et sociales en Casamance (ANRAC) un périmètre de 1.200.000 m2 reste encore infecté par les mines en Casamance où les opérations de déminage sont à l’arrêt depuis quelques années pour faute de moyens financiers.

«Le déminage à des couts importants .Les opérations de déminage sont à l’arrêt en Casamance parce que les financements qu’il faut pour soutenir ces programmes font défaut pour le CNAMS et le Sénégal a pris des engagements au niveau de la communauté internationale pour qu’en 2020 l’ensemble ces zones définitivement nettoyer», a révélé le directeur général de l’Agence nationale pour la relance des activités économiques et sociales en Casamance (ANRAC) Ansou Sané, qui a beaucoup insisté sur l’urgence de reprendre les activités de déminage dans cette partie Sud du pays.Ansou Sané a fait un plaidoyer fort pour la reprise des opérations de déminage pour permettre à l’État du Sénégal de respecter son engagement d’avoir une Casamance totalement déminée d’ici à l »horizon 2021. «Il reste au total de 1,2 millions de mètres carrés à déminer dans 144 localités. La question de sécurité rime avec déminage. On ne peut pas parler de Sécurité sans créer des conditions d’un déminage. Parce que les populations même si elles retournent et si les zones ne sont pas totalement nettoyer cela risque de créer un frein au développement des activités économiques», a-t-il averti. Pour rappel l’Etat avait créé en 2008 le Centre national antimines du Sénégal (CNAMS) pour déminer la région naturelle Casamance. La région de Kolda est présentée comme une localité «Propre».