La double jurisprudence Malick GAKOU invalide la liste de BBY*

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La double jurisprudence Malick GAKOU invalide la liste de BBY*


La psychose liée à l’incontournable invalidation de la liste de BENNO BOK YAKAAR pour le scrutin du 31 juillet 2022, fait vaciller le pouvoir au point que des partisans du régime, dont le juriste tailleur Mounirou SY s’épanchent dans les médias, déversant une litanie  et déformant avec une incroyable audace la jurisprudence Malick GAKOU du Conseil Constitutionnel, sur le parrainage.

Il faut anéantir dès à présent tous leurs espoirs, car en réalité, il n’y a pas une jurisprudence Malick GAKOU, mais une double jurisprudence Malick GAKOU.

Décision n° 2019 – E du 13 janvier 2019 – Considérant n°31

« Considérant que la candidature de El Hadj Malick GAKOU est accompagnée des pièces énumérées à l’article 116 du code électoral, dont une liste de 67 842 parrains l’ayant parrainé, présenté sur fichier électronique et sur support papier ; qui l’a déposé un nombre de parrainages supérieur au maximum autorisé par la loi ».

Arrêtons-nous un instant sur le dernier paragraphe du Considérant n°31, dont les termes sont d’une clarté biblique et ne laissent place à aucune interprétation : « le nombre de parrainage déposé est supérieur au maximum autorisé par la loi ». C’est clair, net et précis.

Mais, puisque la répétition a une valeur pédagogique, le Conseil Constitutionnel, dans une démonstration juridique imparable a confirmé de manière définitive l’irrecevabilité de la candidature de Malick GAKOU, dans sa décision 3-E du 20 janvier 2019.

Décision n° 2019 – E du 20 janvier 2019 – Considérant n°14 :

« Considérant qu’il y a lieu de rappeler que le sieur Malick Gackou pour l’élection présidentielle a présenté une liste de 67 842 parrains au moment de la déclaration de candidature, et a dépassé le nombre de parrainages autorisés par la loi lors du dépôt, soit 62 820 électeurs ; que ce dépassement suffit à rendre sa candidature irrecevable »

3 éléments sont importants et décisifs au niveau du Considérant n°14 :

1. La notion de rappel : afin que nul n’en ignore, le conseil constitutionnel rappelle le nombre de parrainages déposé par Malick GAKOU « Malick GAKOU a présenté une liste de 67 842 parrains qui dépasse le nombre de parrainages autorisé, par la loi »

2. Le Conseil Constitutionnel précise que le dépassement a été constaté lors du dépôt (au niveau de la temporalité, la violation de la loi est constatée lors du dépôt »

3. Le conseil constitutionnel conclut en ces termes « ce seul dépassement suffit à rendre sa candidature irrecevable ».

Pour BENNO BOK YAKAAR, la messe est dite et l’équation insoluble : la double jurisprudence Malick GAKOU (le CC a frappé 2 fois) anéantit complétement tout espoir d’une participation au scrutin du 31 juillet 2022. Tel un boomerang, le parrainage institué par Macky Sall pour éliminer l’opposition des joutes électorales, se retourne contre lui et lui revient en pleine figure.

En définitive, quel que soit l’angle abordé, il n’existe aucune voie juridique de rendre recevable, la liste de la coalition BENNO BOK YAKAAR, pour le scrutin du 31 juillet 2022.

Nota bene : surplus = dépassement (j***r sur la sémantique ne sert strictement à rien).

Cordialement

*Seybani SOUGOU

Nota bene :

Pour tenter de justifier l’injustifiable et défendre l’indéfendable, le tailleur juridique Mounirou Sy a affirmé que pour les présidentielles, c’est le Conseil Constitutionnel qui vérifie les parrainages alors que pour les législatives, c’est la DGE.

Une absurdité qui me laisse sans voix. Comme si la loi pouvait changer selon qu’il s’agisse du Conseil Constitutionnel ou de la Direction générale des Elections ! Et dire que Mounirou SY est Professeur (je plains ses étudiants) !

Au Sénégal, certains Professeurs de droit corrompus ou des pseudo juristes peuvent tout créer, tout justifier.



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