Kim Jong-un trahi par l’un des siens ? Son frère aurait livré des secrets aux Américains

Kim Jong-un a t-il été trahi par l’un des siens ? Trois ans après l’assassinat de Kim Jong-nam, le Wall Street Journal, témoignages à l’appui, révèle que des informations sur le leader nord-coréen et son régime auraient été transmises à Washington par ce dernier peu de temps avant sa mort.

Il est l’un des dirigeants les plus secret de la planète. Depuis qu’il a succédé à son père en tant que « leader suprême » de la Corée du Nord en décembre 2011, Kim Jong-un entretient le mystère autour de sa personne – et de son état de santé – mais également sur son pays. Redoutable, le dictateur, qui n’hésite pas à commanditer l’assassinat des membres de sa propre famille, aurait pourtant vu certaines indiscrétions être ébruitées par son frère.

Kim Jong-nam, fils aîné de Kim Jong-il et demi-frère de l’actuel leader nord-coréen, aurait en effet été approché par les services de renseignement américains selon les révélations de deux informateurs au Wall Street Journal, reprises par The Express. Écarté du pouvoir en 2001, Kim Jong-nam, qui vivait à Macau, aurait également été en contact avec les services de sécurité d’autres pays selon les sources, qui citent notamment la Chine.

Kim Jong-nam en 2007 getty

Un assassinat rocambolesque

Très critique envers les membres de sa famille depuis son exil en 2003, Kim Jong-nam a, à plusieurs reprises, fait part de ses divergences avec son frère qu’il avait par ailleurs qualifié de « blague pour le reste du monde » en 2012, remettant par la même occasion en question le pouvoir réel du despote. Des trahisons impardonnables pour Kim Jong-un. Le 13 février 2017, Kim Jong-nam, 45 ans, sera assassiné à l’aéroport de Kuala Lumpur. Filmées par les caméras de sécurité, les images de son empoisonnement en public feront le tour du monde. Si personne n’est aujourd’hui en mesure d’affirmer avec certitude que Kim Jong-un a commandité cet assassinat, ces révélations, mises en exergue avec son comportement impitoyable depuis sa plus tendre enfance, contribuent à faire de lui le suspect numéro un.