Jouer pour prévenir la perte de mémoire liée à l’âge

En plus d’être divertissante, la pratique d’activités mentales stimulantes chez les seniors permettrait de diminuer le risque ou de retarder la perte de mémoire liée à l’âge, appelée déficience cognitive légère.

L’utilisation d’un ordinateur, les jeux, les occupations créatives et sociales… Autant d’activités mentales stimulantes qui pourraient aider à retarder les pertes de mémoire liées à l’âge, d’après une étude publiée dans la revue American Academy of Neurology ce mercredi 10 juillet. D’après les chercheurs de la Mayo Clinic de Scottsdale (États-Unis), la modification de certaines habitudes pourrait contribuer à ralentir le vieillissement du cerveau.

Dans un communiqué, ils rappellent qu’une déficience cognitive légère est un problème médical « fréquent avec le vieillissement ». Les personnes atteintes peuvent avoir du mal à accomplir des tâches complexes ou à comprendre des informations. Ainsi liée à des problèmes de réflexion et de mémoire, la pathologie n’est toutefois pas la même chose que la démence ou que la maladie d’Alzheimer. Mais il existe des preuves que cette déficience peut en être un signe avant-coureur.

56 % moins susceptibles en pratiquant quatre activités

Pour leur étude, les scientifiques ont étudié 2 000 participants âgés de 78 ans en moyenne, qui ne présentaient pas de troubles cognitifs, même légers. Au début des recherches, les volontaires ont rempli un questionnaire sur la fréquence à laquelle ils participaient à cinq types d’activités mentales stimulantes entre leur 50 à 65 ans, et à un âge plus avancé. Tous les quinze mois et pendant cinq ans en moyenne, ils ont ensuite passé des tests de mémoire.

Au cours de l’enquête, 532 participants ont développé une déficience cognitive légère. Les chercheurs ont découvert que :

  • L’utilisation d’un ordinateur à l’âge moyen était associée à un risque de déficience cognitive légère réduit de 48 %. À un âge avancé, de 30 % ;
  • S’engager dans des activités sociales (aller au cinéma, sortir avec des amis) ou jouer à des jeux (mots croisés, jeux de cartes) à l’âge moyen ou plus tardivement était associé à un risque réduit de 20 % ;
  • Les activités artisanales étaient associées à un risque réduit de 42 %, mais seulement plus tard dans la vie ;
  • Les personnes qui se livraient à deux de ces activités présentaient un risque diminué de 28 % de développer des problèmes de mémoire et de pensée. Trois activités, 45 %. Quatre, 56 %. Cinq, 43 %.

Yonas E. Geda, l’auteur de l’étude, nuance : « Notre étude était axée sur l’observation, et il est donc important de souligner que, bien que nous ayons trouvé des liens entre un faible risque de développer une déficience cognitive légère et diverses activités stimulantes sur le plan mental, il est possible qu’au lieu de réduire le risque, une personne ayant une déficience cognitive légère ne puisse pas participer à ces activités aussi souvent. » « Davantage de recherches sont nécessaires pour approfondir nos découvertes », conclut-il.

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