Incendie mortel à Tivaouane : Le combat pour la vérité engagé à l’Assemblée nationale

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Incendie mortel à Tivaouane : Le combat pour la vérité engagé à l’Assemblée nationale


Des députés de l’Assemblée nationale sont montés au créneau, ce vendredi 27 mai, pour faire la lumière sur l’incendie mortel de l’hôpital Mame Abdoul Aziz Sy Dabakh de Tivaoune. Une décision motivée par la succession d’accidents mortels dans les hôpitaux sénégalais ces deux dernières années.

Théodore Chérif Monteil et Mareme Soda Ndiaye, initiateur de ce combat ont adressé « une question écrite au gouvernement relative à l’incendie survenu dans l’unité de néonatologie de l’Hôpital Abdoul Aziz SY de Tivaouane« , selon un communiqué parcouru à Senego.

Outre ce premier acte, ils ont déposé une requête pour audition du Ministre de la Santé et de l’Action Sociale et de ses services concernés comme la Direction des Infrastructures, des Équipements et de la Maintenance (DIEM) et la Direction des Établissements de Santé.

S’y ajoute également, une requête pour la mise en place d’une mission d’information parlementaire sur les unités de néonatologie du Sénégal.

Succession d’accidents mortels dans les hôpitaux

Selon les deux parlementaires, leur initiative est motivée par les drames qui se succèdent dans les hôpitaux sénégalais, de l’incendie mortel à l’hôpital Maguatte Lo de Inguère à celui de l’hôpital Mame Abdoul Aziz Sy Dabakh de Tivaoune en passant le décès d’un nouveau-né à la Clinique Madeleine, jusqu’au bébé a déclaré m**t par un agent de santé à l’hôpital alors qu’il était vivant.

Des réponses attendues du gouvernement

Ils prient le gouvernement à apporter des réponses appropriées sur « le déploiement de missions d’inspection régulièrement dans les structures sanitaires publiques comme privées pour prévenir ce genre d’accidents; le cas échéant, si leurs conclusions et recommandations sont appliquées pour s’assurer que les bonnes dispositions et les bonnes pratiques sont systématiquement mises en place dans les structures de santé. » Non sans s’interroger sur les garanties que le gouvernement pourrait donner aux usagers qu’ils ne seront plus exposés au risque de mourir par négligence dans les structures de santé.