Houleux échange à l’hémicycle : Mamadou Lamine Diallo irrite Niasse et lance un bras d’honneur aux députés de la majorité

Le député Mamadou Lamine Diallo s’est illustré dans un registre qu’on ne lui connaissait guère. Le leader du mouvement Tekki a eu un échange très houleux avec le président de l’Assemblée nationale, lors du passage du ministre du Tourisme et des Transports aériens, Alioune Sarr, ce mardi 1er décembre.
Et le moins que l’on puisse dire est que les propos ont volé très bas. Tout est parti d’une attaque acerbe du député contre le président de l’Assemblée, Moustapha Niasse, qui a aussitôt perdu son latin.
«Mane ak sa baye la wone»
«Monsieur le Ministre, vous aviez promis, en commission, de nous envoyer votre réponse par rapport aux questions spécifiques avant la plénière. On est en plénière et on n’a jamais reçu ces réponses. (…) Mais cela se comprend, parce que c’est ton président de parti (Moustapha Niasse) qui ne respecte pas notre règlement intérieur, notamment l’article 119», lance Mamadou Lamine Diallo.
L’article 119 en question dispose : «Sur proposition des commissions, le président de l’Assemblée nationale désigne les députés qui représentent l’Institution parlementaire au sein des conseils d’administration et des organismes professionnels. Ils devront présenter, au moins une fois l’an, un rapport d’activité qui sera imprimé et distribué. Les désignations opérées doivent être portées à la connaissance du bureau, de la conférence des présidents et de l’Assemblée.»
Visiblement très énervé, Moustapha Niasse répond : «Si on nomme quelqu’un dans un conseil d’administration et qu’il ne travaille pas, on le met dehors. C’est l’article 119 du règlement intérieur. Et ça, tu n’y peux rien !»
«Vous n’avez pas le droit de me tutoyer», rétorque le député de Tekki. La réponse ne s’est pas fait attendre. Le président Moustapha Niasse, d’un ton sec, répond à la charge : «Mane ak sa baye la wone.»
Mamadou Lamine Diallo quitte la salle, après cet échange, et lance un bras d’honneur aux députés de la majorité qui lui demandaient de rester dans l’hémicycle.