Héritage de Tanor : La direction du Ps entre les mains du…

Les conditions de la succession d’Ousmane Tanor Dieng, Secrétaire général national du Parti socialiste (Ps) rappelé à Dieu, ce lundi 15 juillet à Paris, semblent déjà définies par les textes régissant le parti. En effet, d’après les dispositions statutaires et réglementaires du Ps, le Comité central est la seule entité habilitée à assurer la direction du parti.

La dernière réunion du Bureau politique, convoquée le 25 mai dernier (en l’absence d’Ousane Tanor Dieng) a été présidée par Aminata Mbengue Ndiaye, Secrétaire générale adjointe du parti. Mais cela ne signifie pas pour autant qu’elle devra assurer l’intérim à la direction du parti, après le décès de patron des ‘’verts’’.

Sur ce point, le Ps a un régime spécifique. En effet, l’article 18 du Règlement intérieur du Parti socialiste est clair : «En cas d’absence ou d’empêchement, l’un des secrétaires généraux adjoints peut le suppléer. Le secrétaire général du parti peut aussi assigner des missions aux secrétaires adjoints dans le cadre de ses missions.»

Mais, ces derniers, n’étant pas des adjoints élus, ne peuvent pas assumer toutes ses prérogatives.

«C’est lui qui choisit discrétionnairement, étant donné que l’absence et l’empêchement sont des situations temporaires. Ils peuvent être considérés comme des assistants. C’est prévu par les texte», nous précise un cadre du Ps.

«Parlement du parti»

Pour le moment, nous dit-on, seul le Comité central est habilité à diriger le parti. C’est ledit comité qui, d’après les textes, «administre le parti entre deux congrès». Il est composé d’environ 900 membres. Il s’agit des secrétaires généraux de coordination, des responsables des mouvements et structures de femmes, des jeunes, etc. Au Ps, ce comité est même vu comme le «parlement du parti».

Une fois que le Comité central se tient, il peut tracer de nouvelles perspectives. C’est en ce moment-là qu’on pourra désigner la nouvelle équipe qui va assurer la période transitoire, continuer les renouvellements, avant la tenue d’un congrès extraordinaire et éventuellement les candidatures.

Il est également à signaler, d’après des sources, que le Bureau politique ne peut plus fonctionner, parce que, «sans le secrétaire général, il n’a plus aucune légitimité».

La succession d’Ousmane Tanor Dieng à la tête de la formation politique de Senghor a toujours suscité des vagues de remous. La dernière en date est survenue lors de la reconduction des ministres Serigne Mbaye Thiam et Aminata Mbengue Ndiaye dans le gouvernement de Macky Sall.