Guy M. Sagna/Adama Gaye – Maurice S. Dione : « Article 80, dafay… »

Maurice Soudieck Dione s’est invité dans l’affaire dite des arrestations de Guy Marius Sagna et Adama Gaye. Selon le Professeur en sciences politiques à l’Université Gaston Berger, l’Article 80 est bien dans une démocratie, à condition que les détenteurs du pouvoir n’en abusent pas.

Contexte

Tout est parti des remous sociaux, notamment avec le reportage de BBC impliquant le frère du président de la République, Aliou Sall. En effet, plusieurs voix, en particulier d’activistes, se sont fait entendre. En vertu de la liberté d’expression, certains ont poussé leur ire au summum.

Liberté d’expression

Maurice Soudieck Dione de relativiser ladite liberté, en ce sens qu’elle ne doit pas permettre de porter atteinte à la dignité d’autrui. « En démocratie, la liberté d’expression ne confère pas le droit d’insulter, de diffamer ou de dire des insanités à qui que ce soit« , a dit le professeur en Sciences politiques, indiquant que l’Etat a fini par opter pour une stratégie offensive en raison des attaques multiples.

Article 80

Les arrestations des activistes, Adama Gaye et Guy Marius Sagna ont ravivé le débat sur la pertinence de l’Article 80. En effet, nombreux sont les observateurs et les spécialistes qui sont favorables à sa suppression au regard de son usage par les détenteurs du pouvoir. Maurice Soudieck Dione de faire savoir que la disposition doit mettre un bémol. « On peut enrayer l’Article 80« , dit-il d’emblée avant de renchérir : « Avant de l’enrayer, il nous faut d’abord une solide culture démocratique« .