Grippe aviaire H5N8 : faut-il s’en inquiéter ?

Un cas de transmission inter-espèces du virus de la grippe aviaire H5N8 a été détecté en Russie. On fait le point.

Le coronavirus Sars-Cov-2 était pourtant suffisant. Ce samedi 20 février 2021, l’agence sanitaire russe Rospotrebnadzor a annoncé « le premier cas d’infection d’une personne par le virus de groupe A, la grippe aviaire AH5N8 ».

Dans le Sud de la Russie, le virus de la grippe aviaire H5N8 est responsable d’une épidémie parmi un élevage de volailles depuis le mois de décembre 2020. Peu après, 7 personnes ont été, à leur tour, contaminées, ce qui signifie que la souche H5N8 a « franchi la barrière inter-espèces ».

Anna Popova, directrice du Rospotrebnadzor, se veut rassurante, estimant que « ce variant du virus ne se transmet pas d’une personne à l’autre à l’heure actuelle ». La spécialiste suggère toutefois que cette détection « donne au monde entier le temps de se préparer » en créant des tests et un vaccin, « dans le cas où ce virus deviendrait plus pathogène et plus dangereux pour l’Homme et acquière la capacité d’être transmis de personne à personne »…
Un virus qui peut potentiellement toucher tous les oiseaux

Depuis mi-novembre 2020, la France est confrontée au virus H5N8 : à titre préventif, plusieurs milliers de canards ont été abattus dans les Landes en décembre. Néanmoins, pas de quoi s’inquiéter pour le moment selon les autorités françaises : le virus français ne présenterait « pas de risque de transmission à l’Homme » affirment-elles après analyse de 130 séquences virales.

Comme l’explique le Ministère de l’Agriculture, l’influenza aviaire (ou « grippe aviaire ») est susceptible de concerner tous types d’oiseaux – domestiques ou sauvages. Les plus touchés sont généralement les anatidés (oies, cygnes, canards…). Les autorités sanitaires recommandent donc de ne pas toucher les oiseaux sauvages (vivants ou morts) et d’éviter de faire sortir les oiseaux domestiques, surtout si un foyer épidémique de grippe aviaire a été détecté dans la région. A priori, « la consommation de viande, foie gras et œufs ne présente aucun risque ».

À ce jour, les patients russes se sentent « bien » selon Rospotrebnadzor qui ajoute que « des mesures ont été rapidement prises pour contrôler la situation ».

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