Grand-Dakar : J. P. Nd tue son ami pour… 1500 Fcfa

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Jean Pierre Ndiaye a été devant la barre de la Chambre criminelle de Dakar. Le mis en cause répondait des faits d’assassinat, opéré en 2013 sur son son ami Aly Diop en le poignardant à l’aide d’un couteau au niveau du cœur.

Les faits remontent au 13 décembre 2013. Nous sommes au parc Lambaye de Grand-Dakar et il est 20 heures quand les éléments de cette zone recevaient une information selon laquelle Jean Pierre Ndiaye aurait poignardé Aly Diop.

Le film du meurtre

Un commerçant du coin les avait approchés pour le déchargement de foin. Travail fait, Aly Diop devait recevoir 1500 Fcfa et est allé demander sa part de la paie à Jean Pierre Ndiaye. Devant le refus de ce dernier, il s’énerve et lui promet de lui régler son compte mais n’en fera rien.

D’ailleurs, c’est l’accusé qui le lui a rappelé et il s’en est suivi une première altercation à l’issue de laquelle Aly Diop le malmène. Mécontent de ce revers, Jean Pierre Ndiaye est allé prendre un couteau d’une l’âme de 7 cm avec lequel il lui a infligé deux coups dans la région du cœur, une partie sensible du corps. Aly Diop succombera à ses blessures lors de son évacuation.

Interpellé, le prévenu Jean pierre déclarait qu’il n’avait pas l’intention de donner la mort à Aly Diop. A toutes les étapes de la procédure.

Jean Pierre Ndiaye retouche aux faits lors de ses différentes auditions

«C’est moi qui l’ai poignardé. Et c’est l’argent qui a été à l’origine de notre dispute. Il m’a sollicité de décharger la paille contenu dans le camion. Apres cela, je suis rentré chez moi avant que je ne retourne pour lui demander mon argent. Mais, il a refusé de me donner ma part. Avant qu’il ne me menace de me tuer. Et lorsque nous nous sommes rencontrés, il m’a attaqué en m’injuriant. On s’est battu mais personne ne s’est blessé. On nous a séparé et chacun est parti de son côté. Je me suis rendu chez moi et comme je craignais qu’il me blesse lors d’une éventuelle rencontre vu qu’il m’avait menacé, j’ai saisi un couteau pour me défendre avant d’aller prendre le dîner», explique le mis en cause.

Ainsi, poursuit Jean Pierre Ndiaye, « Aly Diop m’a poignardé en premier près de l’œil lorsque nous nous sommes rencontrés et je me suis mis à tituber sur le champ. Avant que je ne le pique. Mais je ne sais pas l’endroit où je l’ai poignardé, ni le nombre de coups que je lui ai infligé».

Le beau-père du défunt, Ibrahima Diouf a aussi donné sa version comme témoin des faits. « On m’a informé que mon fils a été poignardé et lorsque je me suis rendu sur les lieux, il baignait dans le sang avant qu’on appelle les sapeurs ».

Pour le Procureur Saliou Ngom, «l’intention de donner la mort est là. Car il a visé une partie sensible et vitale du corps. Je demande de le déclarer coupable d’homicide involontaire sur la personne d’Aly Diop et de le condamner à 20 ans de travaux forcés ».

En plus de cette peine requise par le parquetier, l’avocat de la partie civile demande la somme de 20 millions de nos francs en guise de dommages et intérêts étant donné que son client « est partie à la fleur de l’âge ». Ce que la défense juge sévère et excessif. Puisque, argue l’avocat de Jean Pierre, Me Ousseynou Ngom, « mon client et la victime se connaissent depuis 10 ans. C’est par accident qu’il l’a touché. Je demande une application bienveillante de la loi ».

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