Gouvernement élargi à l’opposition : Ces facteurs qui font blocage

Dans la perspective d’un probable plan de sortie de crise, le président de la République, en quarantaine dans sa résidence secondaire de Popenguine, envisagerait, selon Walf Quotidien, la mise en place d’un gouvernement élargi. Le journal annonce même l’éventuelle « entrée au gouvernement de certains caciques de l’opposition et de la société civile », pour décrisper la situation sociale très tendue. 
Une hypothèse écartée d’emblée par une certaine opposition notamment Ousmane Sonko qui a très tôt couper court aux rumeurs d’un casting en vue de l’installation d’une équipe d’union nationale.
Le non catégorique de Sonko
Le leader de Pastef qui faisait partie des premiers à répondre à l’appel du président de la République au palais au début de la pandémie, est catégorique : « je n’accepterai jamais un poste venant de Macky Sall. Je ne travaillerai jamais avec le président de la République, Macky Sall. Même si tous les membres de mon parti décidaient de rejoindre Macky». Ce, pour trois raisons : « premièrement, il n’y a aucun aspect sur lequel Macky et moi avons la même vision. Et avoir une vision est la base du travail d’un gouvernement.
Deuxièmement, nous n’avons pas le même programme. J’estime que le Plan Sénégal Émergent (Pse) pour lequel le président Macky Sall a battu compagne n’est pas bon, contrairement à mon programme de campagne adossé à ma vision ». Et enfin, souligne Sonko, « je ne suis pas d’accord avec la manière dont Macky Sall dirige le pays, il ne nous inspire aucune admiration, bien au contraire. Je pense que Macky n’a ni la compétence, ni la légitimité, encore moins le courage que sa mission requiert ».
Les autres points de blocage
En dehors, de ces points, d’autres facteurs non moins importants se dressent contre cette éventualité. Il s’agit entre autres, des contradictions très vives sur la gestion foncière du littoral et dans les zones rurales, le décret consacrant l’honorariat au Cese, la gestion de la Covid-19, les lenteurs et soupçons de scandale autour de la distribution des vivres, la pénurie d’eau en pleine pandémie et les nombreux points d’achoppement dans les discussions du dialogue national.
Toutefois, certaines sources font croire qu’une certaine opposition ‘’docile’’ serait en train d’être consultée en vue d’un enrôlement dans la prochaine équipe qui devra piloter la sortie de crise.