Accueil Actualités Société Violence à l’Ucad: L’argent, le nerf de la « guerre »?

[FOCUS] Violence à l’Ucad: L’argent, le nerf de la « guerre »?

L’université Cheikh Anta Diop de Dakar a, pour la énième fois, connu des scènes de violences suite aux élections des représentants de la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques. Les images sont à la limite troublantes pou un temple du savoir. Des étudiants supposés appartenir à la liste Renaissance vandalisent et pillent les restaurants, bancs publics, véhicules de l’administration du Coud et des chambres d’étudiants. Une situation qui a démarré suite à l’annonce des résultats par Campusen déclarant vainqueur la coalition Articles 118-119 du COCC. Une défaite amère difficile à gérer.
En effet, le renouvellement des amicales est un moment très redouté dans l’espace universitaire. L’on se rappelle des événements de 2017, durant lesquels, un étudiant a été grièvement blessé par arme blanche. L’assemblée de l’Université était obligée de suspendre les élections à l’époque. Les violences post-électorales sont en réalité monnaie courante dans l’espace universitaire. Ceci ayant pour cause, le rôle essentiel des amicales dans l’espace universitaire mais aussi les subventions colossales que reçoivent les étudiants au niveau de ces structures.
Les amicales bénéficient de subventions venant d’horizons divers. Sous le magistère de Mary Teuw Niane alors ministre de l’Enseignement supérieur, en 2013, les étudiants ont pu obtenir 10% des Droits d’inscription pédagogique (Dip). Cette somme est reversée aux amicales des différentes facultés.Ceci, sans compter les subventions qu’elles reçoivent de la part de l’administration.Cerise sur le gâteau, le Coud accepte au s**n de son Conseil d’administration 4 délégués issus des amicales. Des délégués qui reçoivent 200 mille francs de per diem lors des réunions.En plus, les amicales ont recours à des systèmes de parrainage de leurs activités. Il s’agit en réalité de tout un tas d’avantages dont bénéficient les dirigeants des amicales qui se refusent le plus souvent à les perdre.
En revanche, il n’existe aucun moyen de contrôler la gestion des finances des amicales manifestement devenues synonymes de bamboula.

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