Financement des opérations de sécurité et de défense : Un lourd fardeau pour le Mali et le Niger

Le financement de la sécurité et la défense devient de plus en plus un fardeau pour les États africains, les pays du G5 Sahel notamment. Lesquels peinent à offrir des soins de qualité, une éducation et de formation de qualité, une eau potable et un assainissement à tous, entre autres. Et ce n’est pas le Mali et le Niger qui diront le contraire. Deux pays frappés par la menace jihadiste.

«Un pays comme le Mali, un pays pauvre, consacre près de 25% de ses recettes budgétaires aux dépenses de sécurité et de défense», a laissé entendre le ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération du Mali, Tiébilé Dramé, devant ses pairs. Il a fait la révélation en marge d’une conférence de presse tenue par son homologue sénégalais, Amadou Ba, ministre des Affaires Étrangères, à l’issue de la cérémonie de clôture du forum de Dakar sur la paix et la sécurité.

Selon le diplomate malien, ce budget est «immense pour un pays qui est déjà pauvre». Même s’il reconnaît qu’«il est insuffisant» pour la sécurité et la défense au niveau de son pays.

S’exprimant sur la question du financement des opérations de sécurité et de défense face à la menace terroriste, le ministre de la Défense de la République du Niger, Issouffou Katambé, a déclaré que la lutte contre le Boko Haram coûte «excessivement chère» pour les pays du G5 Sahel.

A l’en croire, son pays utilise aujourd’hui 19% de son budget pour assurer la sécurité dans le pays.

Selon lui, les institutions internationales et financières doivent «considérer ces dépenses que ces pays font dans le cadre de la lutte contre le jihadisme comme des dépenses d’investissement dans le cadre du développement». Parce que, soutient, «on ne peut pas dissocier la sécurité et le développement».