Filière arachide : « Les opérateurs ne nous respectent pas…

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Le chargé des revendications du syndicat des cultivateurs-maraichers éleveurs départementaux de Kaolack affilié au CSA a rendu visite à Dakaractu pour alerter sur la situation de la vente de l’arachide dans le Saloum. Selon lui, le monde rural rencontre d’énormes difficultés concernant la filière. En effet, le prix de l’arachide a été fixé depuis le 3 janvier dernier mais depuis lors, les acheteurs ne pointent pas le bout du nez.
D’après Ibrahima Thiam, les cultivateurs bazardent leur production à 175 francs le kilo pour pouvoir s’en sortir.
« Il faut savoir que les conditions sont très difficiles, l’État du Sénégal doit sortir ses aptitudes et nous édifier sur cette situation, on est fatigué » a-t-il fustigé. Poursuivant, il revient sur l’aspect économique, en dénonçant un retard insupportable, en plus de leur revenu très faible après un dur labeur. « Nous travaillons pendant 9 mois pour des salaires vils et on nous demande d’attendre. Attendre jusqu’à quand ? Nous avons des responsabilités pour nos familles, nos enfants doivent aller à l’école et nos femmes se soigner ».
Le président Macky Sall doit savoir qu’il a échoué par rapport à sa collaboration avec les cultivateurs a-t-il aussi dit.
« On avait confiance en lui en 2012 ce n’est pas pour cela qu’on l’a élu», a martelé le membre du syndicat des cultivateurs départementaux de Kaolack.
La situation ne s’arrange pas non plus avec les opérateurs qui doivent acheter la filière arachide et qui le font à crédit pour 210 francs le kilo et beaucoup moins au comptant.
« Ils ne nous respectent pas et ils trompent l’opinion. Le président de la République devrait passer le 15 janvier à Kaolack à l’occasion de sa tournée économique, mais il s’avère qu’ils sont entrain de tout faire pour cacher les camions, afin que le président ne puisse pas être au courant de ce qui se passe et croire que l’arachide est bien vendu alors que tel n’est pas le cas.» A cet effet, Ibou Thiam de déclarer qu’ils doivent au moins montrer les difficultés pour que le président les constate et qu’il puisse y remédier. « L’agriculture au Sénégal a beaucoup reculé, les cultivateurs ne s’en sortent pas, il n’y a pas d’avancement ».
Enfin, le syndicaliste considère que le Sénégal doit dépasser l’ère des chevaux dans le milieu de l’agriculture et doit avoir des machines, des tracteurs, du matériel moderne.

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