Festivités et stress expliquent le binge-drinking

La perte de mémoire induite par l’alcool, plus connue sous le nom de black-out, est parfois recherchée par les consommateurs d’alcool. Mais que pousse donc ces buveurs excessifs à s’enivrer jusqu’au trou noir ?

Boire jusqu’à ne plus en avoir de souvenirs le lendemain. Si les conséquences néfastes pour la santé d’une consommation trop grande et trop rapide d’alcool sont indéniables – accidents, comportements à risque, lésions cérébrales à long terme – les raisons qui poussent certaines personnes à boire jusqu’au trou noir ou l’évanouissement n’avaient pas encore été précisément étudiées.

Des chercheurs des universités de Sydney (Australie), Brown et Miami (États-Unis) se sont donc penchés sur la question. Leurs résultats ont été publiés dans la revue Alcoholism: Clinical & Experimental Research le 10 juillet dernier.

Boire pour célébrer ou oublier

Pour se faire, ils ont épluché pendant quatre jours des centaines de publications sur Twitter, portant sur des personnes ayant pour projet de boire en excès. Près du tiers de ces tweets comportaient des mots clés et des schémas répétitifs. Les plus courants concernaient des festivités, comme des anniversaires, des réalisations scolaires ou professionnelles, des victoires sportives ou encore des vacances.

Une autre raison fréquemment évoquée pour consommer de l’alcool était face au stress, des émotions négatives ou une perte. Les phrases « Je suis tellement stressé que ce soir, je dois me saouler jusqu’au trou noir » ou encore « Je veux boire pour tout oublier de cette année horrible » revenaient ainsi couramment. Or de telles expressions utilisées en public normalisent et encouragent les comportements à risque chez les autres, notamment les jeunes adultes particulièrement concernés par ce phénomène de « binge-drinking« , expliquent les auteurs de l’étude.

Selon eux, ces résultats améliorent la compréhension des attitudes liées à la boisson, et peuvent ainsi aider à identifier des solutions. Par exemple, de la sensibilisation autour de ce qu’ils appellent le « black-out drinking » pourraient être inclue dans les campagnes de prévention des écoles, universités ou groupes communautaires pour réduire cette consommation « festive », estiment-ils.

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