Fermeture en vue du Consulat de Bordeaux : Représailles électoralistes d’un perdant

Parmi tant d’autres décisions majeures prises par le chef de l’Etat, au sortir de la dernière Présidentielle, aussitôt après sac réélection, figure la fermeture annoncée du consulat du Sénégal à Bordeaux.

Elle intervient au lendemain de la bérézina de la coalition Benno Bokk Yaakaar dans cette partie de la France.

La coalition présidentielle a été laminée à Bordeaux. Ce qui n’a pas du tout plu à Macky, or dit-on, il aurait donné les moyens nécessaires pour une victoire éclatante à ses responsables sur place.

Mais, le candidat de Benno Bokk Yakaar y avait perdu la totalité des bureaux de vote face au candidat anti-système Ousmane Sonko.

…Représailles

Lors d’un de ses voyage à France, après la présidentielle, le Président Macky Sall a refusé de rencontrer ses militants. D’ailleurs, ces derniers n’apprécient pas d’être ainsi méprisés par le président de l’Alliance pour la République (Apr). Malgré le déplacement massif des militants de la Délégation des Sénégalais de l’Extérieur à Paris pour rencontrer leur leader, ils ne l’ont pas vu. Le Président Macky Sall a refusé de les accueillir sous prétexte d’un agenda chargé.

D’ailleurs, ils n’apprécient pas d’être ainsi méprisés par le président de l’Alliance pour la République (Apr) qui n’a pas reçu la délégation des Sénégalais de l’extérieur qui voulait le rencontrer.

Cela, n’est pas la première mesure prise par le chef de l’Etat contre tous les responsables qui ont eu à être défait dans leurs localités à la dernière présidentielle. Comme en atteste le cas de Ziguinchor et de Thiès. Lors de la mise en place de son premier gouvernement, aucun responsable de ces deux régions n’a eu de promotion. Ils ont été tous zappés. Dans ce qu’il est convenu d’appeler des représailles électoralistes, la ville sainte de Touba où la mouvance présidentielle a été battue à plate couture, n’a pas échappé. Imaginez, depuis la présidentielle, c’est ce début du mois de juillet que le président réélu y s’est rendu, prétextant un calendrier chargé.

Et à en croire des observateurs avertis, «c’est l’affaire dite de Petro Tim qui a obligé le chef de l’Etat à aller solliciter des prières pour une paix durable au Sénégal». Ce, au moment où une partie de l’opposition et de la société civile organisent à tout va des marches sur toute l’étendue du territoire national pour exiger de la transparence dans la gestion des ressources naturelles du pays.