Faire l’amour pour vivre plus longtemps après un infarctus

Une sexualité active améliore la survie chez les personnes ayant subi un infarctus, d’après des chercheurs israéliens.

Faire l’amour une fois par semaine au moins pour vivre plus longtemps… C’est le conseil donné par des chercheurs israéliens aux patients ayant eu un infarctus du myocarde après avoir observé l’impact positif d’une sexualité active sur l’espérance de vie. Pour établir cette corrélation entre sexualité et espérance de vie après une crise cardiaque, publiée dans The American Journal of Medicine, l’étude s’est portée sur 1 120 patients israéliens ayant été victimes de crise cardiaque et âgés de moins de 65 ans et pris en charge dans des hôpitaux israéliens au début des années 90. La fréquence de l’activité sexuelle a été observée après 5 ans et 10 à 13 ans.
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Au début de l’étude, 42% des patients avaient signalé avoir plus d’un rapport sexuel par semaine. Le taux d’abstinence était de 6%. Après 10 à 13 ans, ces taux étaient respectivement de 21% et 27%. Une sexualité moins active était liée à différents profils : un âge plus avancé, le fait d’être de s**e féminin ou encore un manque de partenaires stables. Au cours de la période, 524 décès (47%) ont été rapportés. Les chercheurs israéliens ont observé une relation inversée entre la fréquence de l’activité sexuelle et le risque de décès.

Les patients qui faisaient l’amour une fois par semaine avaient 37 % de risque en moins de décéder prématurément par rapport à ceux qui pratiquaient l’abstinence.

La littérature scientifique abonde d’autres exemples qui vantent les bienfaits d’une sexualité épanouie sur la santé et l’espérance de vie. En août 2017, une étude parue dans la revue Psychoneuroendocrinology a suggéré que faire l’amour souvent était associée à des télomères plus longs (extrémité d’un chromosome qui raccourcit avec le vieillissement ) et donc une meilleure espérance de vie. Des relations sexuelles fréquentes après 50 ans seraient également un moyen d’entretenir les fonctions cognitives d’après des chercheurs des universités de Coventry et d’Oxford au Royaume-Uni parue dans le Journals of Gerontology.

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