Exploitation des carrières de silex : Les acteurs disent non à la surtaxe sur la délivrance des autorisations

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Les nouvelles modalités instaurées sur le paiement de la taxe de 1 000 F Cfa par tonne de silex produite en sus de la redevance minière de 4 % et de la taxe sur la valeur ajoutée (Tva) de 18 % à verser à l’Etat du Sénégal, risque d’envoyer 1 500 personnes au chômage technique.
Selon libération Online, le ministre des Mines et de la Géologie, Oumar Sarr, n’a pas pris langue avec les acteurs et a signé une circulaire sur les conditions de délivrance des autorisations d’exploitation des carrières de silex dans le périmètre des Industries chimiques du Sénégal (Ics) à Darou Khoudoss, le 29 avril dernier.
A l’exception de Senegindia, des exploitants regroupés autour d’un collectif (Gis, Socam, Tanor Sas, Isce granulats, Atic, Diyuan, Stc, Diamada Diabos Sarl, Socobe) dénoncent avec la dernière énergie cette taxe qui, dit-on, ne repose sur aucune base légale et qui risque de compromettre leurs activités.
C’est pourquoi le collectif a lancé un appel pour capter l’attention du chef de l’Etat Macky Sall et de l’opinion publique sur la situation qui prévaut actuellement dans les entreprises.
De plus, ils envisagent d’établir, dans les jours à venir, un plan d’action pour pousser l’administration minière à faire marche arrière sur l’instauration de cette taxe de 1 000 F Cfa. «Nous demandons une concertation avec les acteurs, une annulation de la surtaxe», lancent-ils.