E********n forcée de la décision du Tribunal : Le patron du Lamantin veut faire rendre gorge à Luc Nicolaï

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Le promoteur de lutte Cheikh Luc Nicolaï, le chouchou de tous les lutteurs sénégalais, n’en a pas encore fini avec ses déboires judiciaires, qui lui avaient valu un séjour en p****n pour détention et usage de c******e. L’affaire en question l’opposait à Bertrand Touly, co-partie civile, avec le Lamantin Beach hôtel de Saly Portudal, dont il est propriétaire. L’investisseur français, patron de l’un des rares réceptifs hôteliers qui marchent le mieux dans ce pays, est décidé à faire rendre gorge à celui qui a cherché à lui nuire. Cependant, il ne comprend pas, pour dire le moins, les tergiversations de la justice dans cette affaire.
Jusqu’à ce jour, la partie civile court après l’e********n de la sentence du Tribunal, qui avait demandé l’e********n forcée du paiement. Mais, Luc Nicolaï, qui trouve le moyen et les ressources pour organiser des combats de lutte, dont le dernier en date devrait opposer Modou Lô et Ama Baldé, a trouvé l’artifice pour faire constater, par voie d’huissier, son insolvabilité.
Les requêtes des avocats de la partie civile, pour une nouvelle incarcération de M. Nicolaï, pour défaut d’e********n de la sentence, dont la dernière date du 12 mars 2021, sont restées lettres mortes à ce jour. Les avocats de la partie civile sont allées jusqu’à consigner, auprès du procureur de Mbour, les montants nécessaires pour prendre en charge les frais alimentaires de Nicolaï en cas de réincarcération. Et ils ne comprennent pas pourquoi ce dossier traîne les pieds. Au point que l’avocat des parties civiles se demande s’il n’y aurait pas une justice à deux vitesses dans ce pays. L’interrogation est assez compréhensible si l’on étudie les péripéties par lesquelles est passée cette affaire de d****e dure dont le Tribunal a reconnu que Luc Nicolaï avait fait placer au Lamatin Beach hôtel, dans l’intention de faire tomber Bertrand Touly.
Le site leral.net a d’ailleurs bien rapporté les faits : «Le 16 janvier 2019, la Cour suprême du Sénégal rejetait le pourvoi en cassation de Luc Nicolaï contre le Lamantin Beach, confirmant ainsi l’arrêt de la Cour d’appel de Saint-Louis, en date du 24 octobre 2017, condamnant Luc Nicolaï à 5 ans de p****n dont 1 avec sursis, pour «détention de d****e, association de malfaiteurs et complicité de tentative d’extorsion de fonds». Et comme toutes les précédentes décisions rendues par la Cour d’appel de Dakar et celle de Saint-Louis, le verdict était assorti d’un mandat d’arrêt contre le promoteur de lutte.

Retour sur les faits
Luc Nicolaï a été reconnu coupable d’avoir introduit 50 grammes de c******e dans le bureau de Bertrand Touly, avec la complicité d’un ex-agent de l’hôtel Lamantin Beach, Djibrine Diop. Le douanier Abdou Khadre Kébé, est également impliqué dans cette affaire pour chantage, en réclamant 100 millions F Cfa à Touly, en échange de son silence. Une supercherie finalement déjouée selon les «éléments objectifs» du dossier.
Ainsi donc, Abdou Khadre Kébé a écopé de 5 ans dont 3 ans et 6 mois avec sursis. Pour les dommages et intérêts, les juges ont alloué 100 millions F Cfa à Bertrand Touly, Dg de l’hôtel Lamantin Beach et 200 millions au réceptif hôtelier. Un montant à payer solidairement par Luc Nicolaï, Djibrine Diop et Abdou Khadre Kébé.
Cette ultime décision rendue en dernier ressort par la Cour suprême en Chambres réunies, empêchait ainsi Luc Nicolaï et ses co-prévenus de toute possibilité de recours. Ainsi donc, le retour en détention était, dès lors, inévitable pour Luc Nicolaï, surtout que la peine n’était pas entièrement couverte par sa détention provisoire qui n’avait duré que 8 mois. Par ailleurs, l’e********n du mandat d’arrêt ne pouvait, ainsi, être freinée par aucun recours suspensif, comme ce fut le cas en 2016 et 2017.

Impunité et protection : Luc Nicolaï, un intouchable ?
Malgré ce verdict, l’e********n de ce mandat d’arrêt a toujours été freiné par on ne sait quelle main invisible. Luc Nicolaï continuant à vaquer tranquillement à ses occupations et continuant à mener ses activités de promoteur de lutte.
Pis encore, ses avocats s’étaient même permis de formuler un pourvoi contre l’arrêt de la Cour suprême, le 26 octobre 2017. Qu’à cela ne tienne, aux termes des dispositions combinées des articles 36 et 71-1 de la loi organique n°2017-09 sur la Cour suprême, il est stipulé clairement que le pourvoi n’est pas suspensif en ce qui concerne les mandats de dépôt ou d’arrêt décernés.
D’autant que, selon les anciennes dispositions du Code de procédure pénale de 1965, à l’époque où l’Adminis­tration pénitentiaire dépendait du ministère de l’Intérieur, «la libération conditionnelle ne peut être accordée aux inculpés, prévenus et accusés en détention provisoire, ni aux condamnés ayant formé opposition, appel ou pourvoi ; elle n’est pas accordée, non plus, aux condamnés en cours de peine qui font l’objet, par ailleurs, d’une information ou d’une condamnation définitive».
Pour rappel, dans l’affaire Bertrand Touly C/Cheikh Luc Nicolaï, Abdou Khare Kébé et Djibrine Diop, prévenus d’association de malfaiteurs, détention de d****e, atteinte à l’administration de la justice et tentative d’extorsion de fonds, la chambre correctionnelle de la Cour d’appel de Saint-Louis, statuant sur renvoi après cassation, avait rendu en date du 24 octobre 2017, un arrêt dont le dispositif était ainsi conçu :
«Condamne Cheikh Luc Nicolaï à cinq (5) ans d’emprisonnement dont un (1) an avec sursis, des chefs de détention de d****e, association de malfaiteurs et complicité de tentative d’extorsion de fonds ;
-Condamne Abdou Khadre Kébé à (5) ans d’emprisonnement dont trois (03) ans et six (6) mois avec sursis,
Décerne un mandat d’arrêt contre Cheikh Luc Nicolaï, Confirme le surplus
Sur les intérêts civils
Alloue à Bertrand Touly es nom, la somme de cent millions (100 000 000) de Francs Cfa et es qualité de Dg de Lamantin Beach, la somme de deux cents millions (200 000 000) de Francs Cfa. ;
Condamne solidairement Cheikh Luc Nicolaï, Djibril Diop et Abdou Khadre Kébé au paiement des dites sommes.
Dans tous les cas, ce mandat d’arrêt de la Cour suprême devrait être exécutoire depuis très longtemps, puisqu’il avait donné mandat à tous les huissiers ou agents de la Force publique, de conduire Luc Nico­laï à la Maison d’arrêt de Saint-Louis, où il devait être détenu.
L’on est donc en droit de soupçonner que Luc Nicolaï, militant de la dernière heure de l’Alliance pour la République (Apr), qu’il n’a rejoint qu’en novembre 2016, lors de l’inauguration de la centrale solaire de Mali­counda, par le Président Ma­cky Sall, a jusqu’ici bénéficié d’une forte protection peut-être insoupçonnée.»