En Equateur, l’avortement ne sera pas dépénalisé

La dépénalisation de l’avortement a été refusée par les députés équatoriens, même pour les cas de viols.

C’est Le Monde qui a révélé le résultat du vote des députés équatoriens sur la dépénalisation de l’avortement, d’après une dépêche AFP. Mardi 17 septembre, l’Equateur votait pour une éventuelle dépénalisation de l’avortement en cas de v**l, de v**l avec inceste et de malformation du foetus. Dans ces trois cas, l’avortement restera illégal.

Actuellement l’avortement n’est autorisé que si la vie ou la santé de la mère est en danger, ou encore si la grossesse résulte d’un v**l d’une femme qui souffre d’un handicap mental. D’après les résultats du vote de mardi 17 septembre, dans ce pays à 80% catholique, les conditions resteront inchangées.
Encore de nombreux pays extrêmement restrictifs face à l’IVG

Parmi les pays avec des conditions d’avortement extrêmement restrictives, on compte le Guatemala, le Paraguay, le Venezuela, ou encore le Liban, la Syrie, le Yémen, le Sri Lanka, la Birmanie, l’Afghanistan. En Afrique, la Côte d’Ivoire, l’Ouganda, la Somalie, le Soudan du Sud, le Congo, la Libye.

Une femme qui avorte en Equateur encourt de six mois à deux ans de prison depuis 2014. Cela vaut aussi pour une personne qui promettrait à la mère de la faire avorter. Mais cette peine peut aller jusqu’à 16 ans de prison si l’avortement se passe mal et entraîne le décès de la mère.

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