En Afrique, le coronavirus n’a pas provoqué de catastrophe

Alors que l’on s’inquiétait d’une catastrophe due au Covid-19 en Afrique, il semble pour l’instant épargné.

3,6 millions de cas de coronavirus recensés partout à travers le monde… Et en Afrique, où 17% de la population mondiale réside, seulement 48 808 cas à ce jour. Moins de 1% des malades ! La catastrophe que redoutaient les scientifiques sur le continent en cette période d’épidémie de Covid-19 n’a pas eu lieu, souligne Libération.
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Peu de cas, mais aussi très peu de décès liés au coronavirus en Afrique. Sur 48 808 personnes testées positives, 1902 personnes ont trouvé la mort, quand 16 160 cas de guérison sont déjà enregistrés. Et ce, sur un total de plus d’un milliard d’habitants. La courbe de contamination continue d’augmenter mais sa progression est lente comparée au reste du monde. Pourtant, les scientifiques étaient inquiets pour de bonnes raisons.
Jeunesse de la population

L’Afrique ne compte que 2,2 médecins pour 10 000 habitants, contre 35 en Union Européenne. Sans compter que l’accès aux hôpitaux, situés dans les grandes villes est très compliqué, les réseaux de transports étant moins développés et praticables qu’en Europe par exemple. Alors que le continent a terriblement souffert d’Ebola (entre 2014 et 2016, puis de nouveau en 2018), que l’on pensait difficile d’y imposer le confinement, qu’il compte un grand nombre de personnes séropositives… il s’en est très bien sorti face au Covid-19.

Cela pourrait s’expliquer par la jeunesse du continent africain, les deux tiers de la population a moins de 35 ans, l’âge médian est de 19 ans contre 40 ans en Europe. Or, le Covid-19 est particulièrement dangereux pour les personnes âgées. Par ailleurs, le traitement utilisé pour les personnes positives au VIH est testé contre le coronavirus, et aurait pu jouer un rôle protecteur dans cette épidémie en Afrique. Plutôt que d’affaiblir, l’épidémie d’Ebola aurait aussi pu préserver, et permettre, du moins dans certaines zones, d’être plus rôdé quant aux gestes barrières.
Rapidité de réaction

Autre facteur déterminant : la rapidité de réaction, note Libération. Trois semaines après le premier cas détecté au Sénégal, le pays ferme ses frontières. Au Maroc, idem après 7 cas. Globalement, la grande majorité des populations est à l’écart des mouvements d’échanges mondialisés… et donc du virus ? Quoi qu’il en soit, le déconfinement a commencé et avec lui persiste le risque d’un scénario catastrophe sur le long terme.

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