Doudou Wade : « Une opposition est d’abord parlementaire » (vidéo)

Le statut du chef de l’opposition continue d’alimenter l’actualité. L’ancien président du groupe parlementaire libéral, Doudou Wade, pense que cela doit revenir au Parti démocratique sénégalais (Pds).

Constitution de 2001

« L’article 58 de la Constitution de 2001 dit que les partis qui s’opposent à la politique du gouvernement, ont le droit de s’opposer. La Constitution garantit à l’opposition un statut, des devoirs ainsi que son chef », a expliqué Doudou Wade sur les plateaux de 7TV. Mais souligne-t-il, la phrase suivant, « l’opposition parlementaire est celle représentée à l’assemblée par ses députés », a été enlevée des textes en 2016.

Cache-cache

Donc, rappelle l’ancien président du groupe parlementaire libéral, « dans la Constitution de 2001, il était clair qu’une opposition est d’abord parlementaire ». Et pour lui, les rédacteurs de la Constitution votée lors du Référendum de 2016 ont enlevé cette phrase « pour jouer à cache-cache avec les Sénégalais, ce qui explique cette difficulté de désigner le chef de l’opposition ».

Le danger

Doudou Wade estime qu’il existe un danger dans ce cas précis. « Il peut y avoir un danger, si le chef de l’opposition n’est pas issu du parti de l’opposition qui a le plus de députés à l’Assemblée nationale », avoue-t-il. A titre d’exemple, il explique : « Avec ce système, si une personne inconnue des Sénégalais parvient à se placer deuxième lors de la Présidentielle, c’est lui qui va endosser le statut du chef de l’opposition. Cela va être compliqué. »

La solution

Pour sortir de cette impasse, Doudou Wade explique qu’il faudra d’abord « déterminer par une loi, ce qu’est le statut de l’opposition. » Une fois cette étape dépassée, ce sera le moment alors de « déterminer qui sera son chef », clarifie le responsable libéral.