Don d’organes : 5805 greffes d’organes réalisées en 2018

À l’occasion de la journée nationale de réflexion sur le don d’organes, on fait le point sur cette pratique encore mal connue. Ce samedi 22 juin 2019, c’est la Journée nationale de réflexion sur le don d’organes et la greffe, et de reconnaissance aux donneurs. Organisée par l’Agence de la Biomédecine, cette journée particulière vise à informer le grand public vis-à-vis du don d’organes, une pratique encore largement méconnue. Que dit la loi ? Connue par 24 % des Français (ils n’étaient  » que  » 7 % en 2015), la loi sur le don d’organes dit que  » chacun est un donneur présumé d’organes et de tissus à moins qu’il n’ait exprimé de son vivant le refus d’être prélevé. Il n’existe pas de registre du  » oui « . Ainsi, la personne qui consent au don de ses organes en vue de greffes n’a aucune démarche officielle à faire « . En cas d’opposition au don d’organes, deux démarches sont nécessaires : s’inscrire sur le registre national des refus, et exprimer son opposition à un proche, par écrit ou de vive voix. Don d’organes : pas de limite d’âge pour donner (ou recevoir) En France, à l’heure actuelle, plus de 63 000 personnes vivent grâce à un organe greffé. En 2018, 5805 greffes d’organes ont été réalisées (dont 561 à partir de donneurs vivants) : 1325 greffes de foie (notamment pour des personnes atteintes d’hépatites C et B), 373 greffes de poumons (pour les patients atteints de mucoviscidose, BPCO, fibroses pulmonaires…), 450 greffes de cœur (malformations ou maladies cardiaques), 3567 greffes de reins… Qui peut être donneur ? Il n’y a pas de limite d’âge pour donner ses organes… ni pour en recevoir ! D’ailleurs, les donneurs âgés de plus de 65 ans représentaient près de 40 % des donneurs en 2018. Il n’y a pas non plus de contre-indication médicale de principe : seul compte l’état des organes – et il dépend beaucoup des conditions dans lesquelles la personne est décédée et de son hygiène de vie. En 2018, 17528 personnes en France étaient en attente d’une greffe. Il est toutefois à noter que certains patients de la liste d’attente sont prioritaires : les enfants, les receveurs dont la vie est menacée à très court terme, et les receveurs pour lesquels la probabilité d’obtenir un greffon est très faible du fait de caractéristiques morphologiques ou immunogénétiques particulières. Source : communiqué de presse Agence de la Biomédecine À lire aussi : Don d’organe : vous êtes donneur sauf si vous ne voulez pas La barre des 6000 greffes enfin dépassée Les Hollandais bientôt automatiquement donneurs d’organes Ne ratez aucun article de Topsante.com en recevant directement une alerte via Messenger