Dépistage gratuit du Covid-19 : la liste des 32 villes en Ile-de-France

Olivier Véran a annoncé le lancement d’une campagne de dépistage systématique dans les zones à risque, en particulier en Ile-de-France où 1,3 millions de personnes sont concernées. Découvrez la liste des 32 villes concernées.

Alors que le Conseil scientifique juge « extrêmement probable » une deuxième vague de coronavirus à l’automne, le ministre de la Santé estime, dans un entretien au quotidien Le Monde daté du 25 juin, qu' »aucune hypothèse ne doit être négligée ». Olivier Véran évoque des avis d’experts, aussi multiples que divergents : ceux « qui disent qu’il n’y aura plus de vague épidémique », d’autres « plus nombreux », que le risque est « non négligeable ». Quant à savoir quand ? C’est là encore hypothétique : « certains la voient à l’automne, d’autres dans un ou deux ans, voire en 2024 » ! Quoi qu’il en soit, le ministre est clair : « nous devons nous préparer à toutes les hypothèses ».
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Et se préparer, c’est mettre en place une stratégie, sous forme de deux volets.

D’abord, « tester, tester, tester », ainsi que le conseillait l’OMS dès la fin mars. Avec l’objectif de traquer le virus, d’isoler les personnes contaminées et in fine casser les chaînes de transmission. Mais aussi d’éviter l’apparition de clusters, ces foyers parfois invisibles de personnes infectées mais non symptomatiques.

Pour l’heure, 250 000 tests sont réalisés chaque semaine, avec un taux de positivité de 1,5%.

Mais le ministre de la Santé annonce une accélération avec le lancement d’une campagne de dépistage coordonnées par l’Assurance maladie.
Campagne de dépistage : Pour qui ? Comment se faire dépister ?

Au total, près de 1,3 million de personnes vivant dans trente communes d’Ile-de-France vont recevoir des « bons » de l’Assurance-maladie leur proposant d’aller faire un test virologique dans n’importe quel laboratoire public ou privé, même s’ils n’ont pas de symptômes, a précisé jeudi Olivier Véran.

La campagne de tests a débuté ce lundi 29 juin en Île-de-France. Les habitants de 32 communes vont pouvoir bénéficier d’un dépistage gratuit, a annoncé l’Agence régionale de santé (ARS). Aurélien Rousseau, directeur général de l’ARS, a précisé à l’AFP qu’en cas de résultat positif, des tests sérologiques seront également proposés « pour savoir si la contamination est ancienne ou récente ». Pour rappel, les tests sérologiques permettent de savoir si l’on a déjà été contaminé par le passé, dons que l’on est immunisé.

L’Agence régionale de santé a utilisé trois critères pour établir cette liste : critère épidémiologique (taux de contamination supérieurs à la moyenne nationale), critère d’accès au dépistage (proportion de tests effectués inférieure à la moyenne) et un critère lié à la situation économique et sociale de la commune.

Quelles sont ces 32 communes ?

Seine-Saint-Denis :

Gagny
Bobigny
Stains
Bondy
Drancy
Le Bourget
Épinay-sur-Seine
Sevran 

Val-d’Oise :

Goussainville
Garges-lès-Gonesse
Cergy
Argenteuil
Bezons
 Gonesse
Sarcelles
Villiers-le-Bel

Val-de-Marne :

Villejuif
Limeil-Brévannes

Hauts-de-Seine :

Colombes
 Nanterre
Gennevilliers
La Garenne-Colombes 

Yvelines :

Mantes-la-Jolie
Les Mureaux
 Limay
Mantes-la-Ville
Trappes
Élancourt

Essonne :

Grigny
Évry 

Seine-et-Marne :

Melun
Montereau-Fault-Yonne 

La campagne de dépistage doit, selon les mots du ministre, concerner les « personnes volontaires dans les zones à risque », mais Olivier Véran n’a pour l’heure évoqué que l’Ile-de-France. Il s’agit d’une première campagne expérimentale, qui pourrait être élargie à d’autres régions. En effet, la questions pourrait notamment se poser dans les trois autres régions, qui regroupent actuellement 74 % des patients hospitalisés en réanimation en raison du Covid-19, selon Santé Publique France. Ces zones « à risque » sont : Grand-Est, Rhône-Alpes, Hauts-de-France.
Plus de lits de réanimation (et plus d’équipements)

Deuxième volet, complémentaire, limiter le risque de tension dans les hôpitaux, qui avait mené au confinement lors de la première vague. Pour cela, le gouvernement explique qu’il va augmenter les capacités de réanimation au moins à 12 000 lits. Rappelons que pour faire face à l’épidémie, elles étaient passées de 5 000 à 9 000 lits lors de la première vague.

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