«D’accord pour la Var et le remboursement …» Tyson sur le CNG: » Mystique mo lén fi bayi «

Le Cng, qui avait mis sur la table de nombreuses règles, samedi, entend durcir le ton pour la saison à venir. Alioune Sarr, dans ses interventions au cours de la rencontre, est revenu sur la nécessité de remettre de l’ordre dans l’arène et surtout lutter contre le dopage. Selon ses dires, si un lutteur rate trois contrôles antidopage, il est considéré comme dopé»

Alioune Sarr est d’avis qu’il est temps de protéger les lutteurs. Et cela va passer par l’identification de tous les acteurs qui auront accès à l’enceinte et la main courante. «Identifier tout le monde; même les gens qui se disent marabouts. En cas d’incident, qu’on puisse identifier les responsables. Il urge de protéger les lutteurs», a déclaré Alioune Sarr lors de l’Assemblée générale du Comité national de gestion de lutte samedi dernier à l’arène nationale. Autre décision importante à venir : les accompagnateurs de lutteurs, souvent en cagoule, ne seront plus les bienvenus. «Les personnes en cagoule, c’est sûr qu’on ne les acceptera plus dans l’arène», a fait savoir le patron du Cng, qui pense que la présence de plus de 30 personnes dans les «cumikay» des lutteurs est intolérable. «Je ne crois pas que ça soit utile. Au contraire, ces personnes sont le plus souvent les sources de problèmes pour les lutteurs qui doivent parfois payer les pots cassés par ces gens», martèle-t-il.

«Identifier tout le monde; même les gens qui disent être des marabouts»

Dans ce sillage, Alioune Sarr indique qu’il faut réfléchir sur la façon de diminuer les personnes qui encombrent l’enceinte. «Beaucoup de personnes n’ont pas leur place là-bas. La preuve, lors du dernier Ko d’Eumeu Sène, l’équipe médicale avait du mal à accéder au patient. Pourquoi ils ne peuvent pas rester à leur place (cumikay) et pourquoi ils s’entêtent toujours à entrer dans l’enceinte ?», peste Sarr, qui sort le bâton pour les récalcitrants. «Nous allons prendre des mesures draconiennes et je pense que cela va résoudre beaucoup de problèmes», assure Sarr. Le président du Cng de pointer du doigt le comportement du milieu de la lutte, soulignant que cela fait fuir les annonceurs et certains promoteurs. Sur une éventuelle utilisation de la Var dans la lutte, le président Alioune Sarr indique que cette discipline a été la première à faire appel à l’arbitrage vidéo. «La période durant laquelle on utilisait la Var, elle n’avait pas de nom. On a été le seul sport pendant des années qui faisait appel à des caméras pour donner des verdicts. Ni le football, ni le basket ne l’ont fait», lance-t-il. Avant de poursuivre : «un règlement doit s’appliquer pour tout le monde et ce sera compliqué de mettre tout le monde au même pied sur ce point. Lors du tournoi du chef de l’Etat, on utilise la vidéo, mais pour un seul combat. Si on peut l’avoir, c’est tant mieux, qu’on le fasse pour tout le monde». En ce qui concerne le remboursement des frais de recours aux lutteurs qui auront eu gain de cause, le président du Cng s’est dit favorable, mais se pose des questions. «Je suis d’accord pour le remboursement aux lutteurs qui ont eu gain de cause, mais est-ce que ça sera un remboursement intégral ?». Alioune Sarr de tacler les lutteurs : «25.000 francs, ce n’est rien. Si c’est un lutteur qui espère gagner plus de 100 millions Cfa et qui entend participer au développement de la lutte, cela pose problème».

«D’accord pour la Var et le remboursement des frais de recours, mais…»

Pour les tests antidopage, Alioune Sarr a mis en garde les athlètes qui refusent de s’exécuter. «Il faut faire attention et j’interpelle les responsables d’écurie. Ce n’est pas le Cng qui effectue des tests de dopage, c’est une organisation autonome d’Etat, qui a un lien avec l’international. Un lutteur est considéré comme dopé, s’il rate trois contrôles antidopage. Et dans ce cas, il va écoper d’une suspension d’un ou deux ans minimum», indique le patron de la lutte. Pour éviter de pareilles sanctions, Alioune Sarr invite les lutteurs à répondre positivement. «Il y a des lutteurs que nous sommes partis voir, mais ils n’étaient pas présents. Si on les avait sanctionnés, cela aurait créé des polémiques et on ne sait pas ce que cette agence va faire. Que les lutteurs répondent positivement», dit-il. Pour conclure, Alioune Sarr va s’attaquer au chronogramme des combats de lutte jugé trop long. «Les manifestations tirent en longueur. Rester au stade durant 4 ou 5h, c’est long. Il faut qu’ensemble on y réfléchisse».