Covid-19 : la pollution de l’air fait-elle augmenter les contaminations ?

Dans les derniers rapports de Santé Publique France, les taux de contamination au Covid-19 et les pics de pollution semblent concorder.

Santé Publique France observait dans son bulletin épidémiologique du 4 mars, qu’entre le 22 et le 28 février, une « augmentation du nombre de nouveaux cas Covid-19 pour la deuxième semaine consécutive ». Cela peut s’expliquer par la présence des variants, particulièrement contagieux, mais aussi, par les pics de pollution enregistrés sur ces mêmes périodes. C’est du moins ce qu’a expliqué le professeur de santé publique et directeur de l’Institut de santé globale (université de Genève), Antoine Flahault, au Monde.
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« Il se peut que la pollution atmosphérique par des particules fines soit responsable d’aggravations de l’épidémie tant dans le nombre de nouvelles contaminations que d’hospitalisations de cas de Covid-19 », a-t-il souligné. Mais comment cela se fait-il ?
Les particules fines peuvent transporter des virus

Cette observation s’est confirmée à divers endroits, lors de fortes pollutions, comme à Paris, Londres ou en Suisse, dans le Tessin. Ils ont appelé cela des « tempêtes épidémiques », qui seraient corrélées à des poussées de pollution avec des particules de taille inférieure à 2,5 micromètres. Ces dernières ont la particularité de p********r profondément dans l’organisme lorsqu’elles sont inhalées.

Les brumes de sable sont déjà connues pour favoriser les maladies cardiovasculaires et les troubles respiratoires, mais elles auraient peut-être des conséquences plus sérieuses pour la santé. Dans un article paru dans la revue Earth Systems and Environment, des scientifiques expliquent que les particules de sable seraient capables de servir de vecteur pour des tonnes de produits dangereux : des pesticides par exemple, ou encore des métaux lourds. Mais aussi le pollen. Et donc, pourquoi pas de virus ? Par ailleurs, le sable analysé au cours de la dernière brume a révélé la présence de produits radioactifs (du césium 137), issus d’essais nucléaires datant des années 1960, réalisés en Algérie.

Lors de l’épisode des nuages de sable venant du Sahara, survenu fin février, plusieurs cas graves de Covid-19 ont été enregistrés, chez des gens dans un bon état de santé général, en Espagne, dans les Canaries. Les chercheurs ont alors supposé que les particules de sables avaient pu jouer le rôle de transmetteurs du virus.

Sources : Le Monde, Earth Systems and Environment, Santé Publique France

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