Covid-19 : EasyJet licencie un tiers de son personnel

Dans le sillage de British Airways, Ryanair ou Virgin Atlantic, la compagnie EasyJet a annoncé, jeudi, le licenciement de 4 500 collaborateurs, afin de faire face au choc de la pandémie de coronavirus.

C’est l’hécatombe pour le personnel d’EasyJet. La compagnie aérienne britannique a annoncé, jeudi 28 mai, la suppression de 4 500 postes, soit près d’un tiers de ses effectifs, afin de faire face au choc de la pandémie de coronavirus.

EasyJet, dont l’activité est à l’arrêt depuis des semaines, entend préserver ses finances et s’adapter à un trafic aérien plus faible sur une longue période. « Nous savons que c’est une période très difficile et nous devons prendre des décisions très difficiles affectant nos collaborateurs, mais nous voulons protéger autant d’emplois que possible sur le long terme », a expliqué Johan Lundgren, directeur général du transporteur.

À l’appui de sa décision de réduire les effectifs, le groupe met en avant le fait que sa flotte d’avions va être réduite en raison de la baisse de l’activité, mais aussi la nécessité d’optimiser son réseau et ses bases, d’améliorer la productivité et de mettre en place des méthodes de travail plus efficaces pour rester rentable.

EasyJet confirme par ailleurs une reprise progressive de ses vols à partir du 15 juin, surtout des vols intérieurs au Royaume-Uni et en France.

Suppressions d’emplois en cascade

EasyJet rejoint ainsi ses concurrentes. Air Canada va licencier plus de la moitié de ses effectifs (au moins 19 000 employés), British Airways prévoit 12 000 suppressions d’emplois (30 % de ses effectifs), l’américain Delta Air Lines 10 000 départs volontaires (11 %) et le scandinave SAS 5 000 suppressions de postes (40 %).

Des coupes d’effectifs ont aussi été annoncées par l’américain United Airlines (3 450 emplois de cadres), le britannique Virgin Atlantic (3 150 emplois), les irlandais Ryanair (3 000) et Aer Lingus (900), Icelandair (2 000), Brussels Airlines (1 000), le hongrois Wizz Air (1 000) et Fiji Airways (758).

L’Association internationale du transport aérien (Iata) a chiffré à 286 milliards d’euros l’impact de la pandémie sur le chiffre d’affaires des compagnies aériennes en 2020, soit une chute de 55 % par rapport à 2019. Et le transport aérien ne devrait pas retrouver son niveau de trafic d’avant-pandémie avant 2023, selon l’association.

Les compagnies ne sont pas les seules touchées. Le constructeur américain Boeing a annoncé la suppression de 16 000 emplois, soit 10 % de ses effectifs dans les avions civils, tandis que les fabricants de moteurs américain General Electric et britannique Rolls-Royce ont respectivement sabré 12 600 et 9 000 postes.