Coup d’Etat au Mali : Les exigences de l’Aja aux putschistes

L’Association des juristes africains (Aja) a réagi suite au coup d’Etat militaire survenu, le 18 août dernier, contre le régime d’Ibrahim Boubacar Keita. A travers un communiqué de presse parvenu à Seneweb, le bureau exécutif international de l’Aja exige «le respect des institutions et des principes fondamentaux de l’Etat de droit notamment le respect de la souveraineté et l’autodétermination des peuples».
Aussi, a-t-elle demandé, «le rétablissement du calendrier républicain par le Comité national de salut du peuple (Cnsp) ainsi que l’organisation d’élections libres et transparentes sous le contrôle de la communauté internationale afin que le Mali retrouve sa place dans le concert des démocraties modernes et aussi afin d’éviter la persistance des sanctions  au plan international dans un contexte marqué par la crise».

Ces juristes africains appellent, également, les nouveaux dirigeants maliens à la résilience. Non sans exiger «le respect des institutions démocratiques de la République du Mali, conditions sine qua non d’une reconnaissance de la communauté internationale».

Dans la foulée, le Pr. Papa Ogo Seck et ses collègues invitent la Cedeao et l’Union Africaine ainsi que l’équipe militaire en exercice au Mali (Cnsp) à «ouvrir de larges concertations et à discuter sur un nouveau calendrier républicain et une réforme profonde des institutions pour une meilleure gouvernance des ressources publiques conformément à la volonté exprimée par une bonne partie du peuple malien et la charte africaine de la démocratie et de la gouvernance du 30 janvier 2007 visant à promouvoir les valeurs universelles de la démocratie et des droits humains».