Côte d’Ivoire : Voici la vérité sur la photo attribuée au corps de DJ Arafat

Une prétendue image de la dépouille mortelle de DJ Arafat a été présentée sur la toile dans la soirée du dimanche 18 août 2019, six jours après la mort brutale de l’icône de la musique ivoirienne. La vérité sur la photo attribuée au corps de DJ Arafat est qu’il s’agit d’un autre artiste Thierry Zoh, mort aussi dans un accident de moto.

Le cadavre présenté dans son casier mortuaire à Ivoire sépulture (Ivosep) Treichville serait celui de Bori Thierry François d’Assise dit Thierry Zoh.
Suite au décès accidentel de DJ Arafat le lundi 12 août 2019, des individus en soif de buzz ont publié sur les réseaux sociaux des images prisent à Ivosep Treichville qui seraient le corps de Yorôbô.

Comme une trainée de poussière la publication a suscité de vives réactions. Ce Tollé a poussé Ivosep à produire un démenti, « personne n’a eu accès au corps de DJ Arafat, depuis la visite des membres de sa famille mercredi dernier. Cette image qui circule sur les réseaux sociaux est un montage ».

Ajoutant que « la Direction d’Ivosep Côte d’Ivoire tient à rappeler que selon ses règles de fonctionnement, aucun employé n’est autorisé à prendre une photo à un défunt quel que soit son rang social ». Aux dernières nouvelles, le corps présenté, serait celui de Bori Thierry François D’Assise dit Thierry Zoh, ex-chargé d’affaire à AREEL Group, décédé le 20 juin 2019 à la suite d’un accident de moto sur la route d’Adjouffou (Port-Bouët).

THIERRY ZOH TUÉ DANS UN ACCIDENT DE MOTO
Thierry Zoh était en effet très connu dans le milieu du showbiz, des événements et de la nuit. Il avait aussi une histoire singulière avec de nombreux acteurs du showbiz ivoirien notamment Vetcho Dilinger, Guy Kalou etc. il a été inhumé le samedi 10 août 2019 à Zégréboué, village de la sous-préfecture de Sassandra, deux jours avant le décès brutal de DJ Arafat.

En tout état de cause, l’acte de la profanation de la dépouille reste d’égale gravité. Que l’image soit celle de DJ Arafat ou celle de Thierry Zoh, la condamnation ne doit pas être sélective. En effet, Ce n’est pas la première fois que des images intimes d’artistes décédés atterrissent sur les réseaux sociaux. Ce fut le cas de Dezy Champion. En clair, cela pose le problème du secret médical qui doit être revu et corrigé, ainsi que la propension de l’Ivoirien au buzz morbide.