Coronavirus (Covid-19) : les nouveaux symptômes, les traitements

SYMPTÔMES DU CORONAVIRUS] Toux, fièvre, essoufflements, perte de goût et d’odorat, conjonctivite… Quels sont les symptômes du coronavirus ? Qui est touché ? Quelle est la durée d’incubation ? Que sait-on de la transmission du Covid-19 ?
SOMMAIRE :

Quels sont les symptômes à surveiller ?
Ni fièvre, ni toux : puis-je avoir le coronavirus ?
Coronavirus ou rhinite allergique ?
Coronavirus ou grippe ? Comment faire la différence ?
Je suis malade : que faire ?
Comment se transmet le coronavirus ?
Quelles surfaces nettoyer ?
Les gants sont-ils utiles pour se protéger ?
Peut-on être contaminé au contact d'une personne qui ne présente aucun symptôme ?
Comment éviter le coronavirus ?
Masque FFP2 ou chirurgical, lequel est le plus efficace ?
Comment se fait le diagnostic du coronavirus ?
Pourquoi on ne teste pas tous les cas suspects ?
Combien de temps est-on contagieux ?
Coronavirus : est-il dangereux ? Quels sont les risques ?
Est-ce que les jeunes adultes sont touchés ?
Quelles sont les conséquences psychologiques du confinement ?
Le coronavirus a-t-il muté ?
Coronavirus covid-19 : a-t-on trouvé un traitement ?
Vaccin contre le coronavirus : quand va-t-on le trouver ?
Quelle est l'origine de l'épidémie coronavirus ?

Le bilan épidémique en France au 24 mars : Le coronavirus continue à se diffuser de manière exponentielle. Nous sommes actuellement au stade 3 du plan d’actions du Gouvernement. Depuis le 24 janvier 2020, la France compte 19 856 cas de Coronavirus COVID-19 confirmés et 860 personnes sont décédées, dont 126 ces dernières 24 heures. On observe des formes graves, y compris chez des adultes jeunes : 50% des personnes hospitalisées en réanimation ont moins de 60 ans.
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Quels sont les symptômes à surveiller ?

Les symptômes principaux principaux à surveiller sont la fièvre et les signes de difficultés respiratoires de type toux ou essoufflement.

Une fièvre supérieure à 37,5°C,
Une toux sèche ou grasse,
Des signes respiratoires de type, toux, sensation d'oppression et/ou douleur thoracique, avec parfois dyspnée (essoufflement). 
Des frissons,
Des courbatures,
Une fatigue inhabituelle,
Des maux de tête.

Le 6 mars, l’Académie américaine d’ophtalmologie (AAO) a lancé une alerte vers les professionnels : les patients qui consultent pour une conjonctivite pourraient être atteints du coronavirus. Ils conseillent : « Les patients qui ont également de la fièvre et des symptômes respiratoires, y compris la toux et l’essoufflement, et qui ont récemment voyagé à l’étranger ou dont certains membres de la famille sont récemment revenus d’un de ces pays pourraient représenter des cas de COVID-19 ».

Perte d’odorat et de goût : le 22 mars, le ministère de la Santé précise que « la perte brutale de l’odorat, sans obstruction nasale et disparition totale du goût » sont des symptômes qui ont été observés chez les malades.

Comment reconnaître une gène respiratoire ? Si les symptômes s’aggravent avec des gènes respiratoires : essoufflement, respiration rapide, lente, bruyante, inconfort pour respirer au repos… => appelez le SAMU- Centre 15.
Ni fièvre, ni toux : puis-je avoir le coronavirus ?

La première chose à savoir, c’est que lorsqu’il y a des symptômes, le tableau clinique n’est pas toujours complet. Concrètement, on peut présenter certains symptômes et pas d’autres. D’après une étude internationale, dont l’objectif était d’estimer le nombre de cas passés inaperçus dans le Hubei en Chine, la toux sèche était absente une fois sur trois.

Quant à la fièvre, si elle est presque toujours présente, il faut savoir qu’elle n’est pas forcément là les premiers jours. Comme le précise à Top Santé, le Dr Jacques Battistoni, la fièvre est variable: « elle peut être très légère au début (autour de 37,5°C) puis monter fortement en deuxième semaine ».
Coronavirus ou rhinite allergique ?

Une rhinite allergique (rhume des foins) se caractérise par des symptômes bien spécifiques : écoulement clair par le nez, éternuements, démangeaisons du nez et des yeux, etc. Des symptômes somme toute différents de ceux du coronavirus. A l’inverse, on ne constate pas de maux de tête, de fièvre ou encore de courbatures. L’Association Asthme et Allergies précise : « ne pensez au coronavirus Covid-19 que si vos symptômes sont différents de ceux habituellement ressentis ». Au moindre doute, appelez votre médecin traitant.
Coronavirus ou grippe ? Comment faire la différence ?

Le problème, c’est que les symptômes décrits ci-dessus correspondent aussi à des symptômes grippaux classiques. A ceci près, explique à Top Santé le 26 février, Daniel Camus, spécialiste en maladies infectieuses et maladies émergentes à l’Institut Pasteur de Lille, que dans le cas de la grippe, les signes sont un peu différents. « Dans la grippe, ce qui est frappant, c’est qu’elle vous tombe dessus de manière soudaine. Les symptômes apparaissent brutalement, les patients peuvent même souvent donner l’heure exacte. Avec la grippe, il y aussi très souvent des fortes douleurs dans les muscles et dans les articulations. Ces deux signes ne sont pas typiques de l’infection par le coronavirus. »

« Le virus Covid-19 n’est pas le virus de la grippe », a rappelé Jérôme Salomon ce 10 mars, avant de préciser qu’il n’en n’a pas le profil, ni même les signes. « Les signes ne sont pas ceux de la grippe, les profils touchés ne sont pas les mêmes. »

=> Dans tous les cas, si votre état s’aggrave, que vous avez du mal à respirer, contactez le 15

Un questionnaire a été mis en place pour vous aider à être pris en charge le plus efficacement possible. Les questions sont régulièrement mises à jour et établies à partir des recommandations du ministère de la santé. Coronavirus ou pas ? Faites le test
Je suis malade : que faire ?

En cas de toux, de fièvre, restez strictement confiné jusqu'à ce que vous soyez guéri, évitez tout contact avec d'autres personnes. Vos enfants et conjoint(e) doivent aussi restés confinés.
Surveillez votre température matin et soir et si besoin prenez du paracétamol (en respectant la posologie) 
Ne vous rendez pas chez votre médecin, au laboratoire d'analyses médicales ou aux urgences
Si besoin, appelez votre médecin traitant ou un médecin par téléconsultation 
Il est possible de recevoir un avis, une ordonnance, un arrêt de travail en appelant votre médecin traitant ou le médecin de permanence
Si votre état s'aggrave, et que vous avez du mal à respirer, que vous vous sentez essoufflé, contactez immédiatement le SAMU centre 15.

PAS D’AUTOMÉDICATION : le ministère de la Santé rappelle que « le traitement d’une fièvre mal tolérée ou de douleurs dans le cadre du COVID-19 ou toute autre virose respiratoire repose sur le paracétamol, sans dépasser la dose de 60 mg/kg/jour et de 3 g par jour. Les AINS doivent être proscrits, éviter aussi de prendre des corticoïdes sans indication médicale stricte. »

Il n’y a pas de traitement pour soigner le coronavirus, aussi le traitement consiste à soulager les symptômes (douleur, fièvre) avec du paracétamol et à bien s’hydrater en cas de fièvre. Le repos, les solutions naturelles (tisanes, citron, miel…) ne guérissent pas mais aident à mieux supporter les symptômes.

Combien de temps est-on malade ?En l’état actuel des connaissances, les symptômes sont présents de quelques jours à deux semaines au maximum. Interrogé par Top Santé, Jacques Battistoni, Président de MG France, précise que dans un certain nombre de cas, les symptômes s’aggravent ou évoluent (apparition de maux de tête, montée de la fièvre, par exemple) à partir de la deuxième semaine. En cas de doute, joindre son médecin traitant ou faire une téléconsultation.
Comment se transmet le coronavirus ?

Le Covid-19 (responsable de la maladie) se propage entre humains par voie aérienne, mais surtout, à 80% par contact manuel ou par l’intermédiaire d’un objet contaminé.

On peut attraper le virus Covid-19 si… On boit dans le même verre qu’une personne contaminée, si on lui fait la bise, si elle éternue non loin de nous, si elle ne se lave pas les mains et que l’on touche les mêmes objets qu’elle. « La maladie se transmet par les postillons (éternuements, toux). Un des vecteurs privilégiés de la transmission du virus est le contact des mains non lavées », souligne le ministère de la Santé. « Les coronavirus survivent quelques heures dans le milieu extérieur, sur des surfaces inertes sèches. En milieu aqueux, ces virus peuvent survivre plusieurs jours », précise encore l’Institut Pasteur.

Le Covid-19 est très contagieux : son taux de réplication est de 2, c’est-à-dire qu’1 cas qui se trouverait en présence de 100 personnes peut potentiellement contaminer 2 personnes. Soit la même contagiosité d’un rhume, mais une contagiosité bien moindre que la rougeole (8). Mais si le coronavirus est très contagieux, c’est parce qu’il se diffuse dans une population non immunisée et non vaccinée. Contrairement à la grippe, il n’y a aucune barrière immunologique pour limiter sa diffusion. C’est ce qui explique que l’on observe une croissance exponentielle du nombre de cas.

Le coronavirus circule-t-il dans l’air ? Non, assure le ministère de la Santé. Il se transmet par les gouttelettes (sécrétions respiratoires émises quand on tousse, qu’on éternue ou qu’on parle). « Le virus ne circule pas dans l’air mais peut atteindre une personne à proximité (<1 mètre) ou se fixer sur une surface souillée par les gouttelettes, comme les mains ou les mouchoirs ». D’où les respect des gestes barrières et des mesures de distanciation sociale.
Quelles surfaces nettoyer pour ne pas être contaminé ?

Faut-il passer notre temps confiné à faire le ménage ? Si l’une des personnes du foyer est malade et présente des symptômes (toux, éternuements, etc.), la réponse est Oui. Le ministère de la santé, explique qu’”en plus du nettoyage régulier, les surfaces qui sont fréquemment touchées avec les mains doivent être nettoyées et désinfectées deux fois par jour, notamment lorsqu’elles sont visiblement souillées.” Il s’agit des surfaces et objets fréquemment touchés pas les mains : des poignées de porte, des interrupteurs, des tables, des sols, des clés, des téléphones, claviers, etc. Les produits de nettoyage couramment utilisés (eau de javel notamment) sont efficaces contre le COVID-19. En savoir plus : à la maison, que faut-il laver ? avec quels produits nettoyant ?
Les gants sont-ils utiles pour se protéger ?

Selon le ministère de la Santé, la réponse est claire : Non. Le problème : lorsqu’on tousse, qu’on éternue, qu’on discute, des gouttelettes respiratoires se retrouvent sur les gants, qui servent alors support au virus. Qui plus est, comme on porte des gants, on se sent protégé, et on fait moins attention à ses gestes. Le moyen idéal pour poser ses mains (gantées) partout et pour transmettre le virus. « Porter des gants est inutile », assure le ministère de la Santé, « sauf dans des situations très spécifiques : personnels soignants réalisant des prélèvements ou gestes à risque ». Inutiles donc pour faire les courses. Rappelons les gestes barrières : se laver fréquemment les mains, tousser dans son coude, utiliser des mouchoirs à usage unique et les jeter après utilisation, et les mesures de distanciation sociale.
Peut-on être contaminé au contact d’une personne qui ne présente aucun symptôme ?

Plusieurs études ont été publiées à ce sujet depuis le début de l’épidémie, notamment une étude publiée dans The New England Journal of Medicine portant sur un cas allemand, qui aurait été contaminé par une personne asymptomatique. D’autres études ont entre temps remis en question cette étude.

« Le risque d’être contaminé au contact d’une personne qui ne présente aucun symptôme est très faible », assure l’OMS.

Ce qu’il faut retenir, c’est qu’être contaminé par une personne qui ne présente aucun symptôme, semble être peu probable. Le Directeur de la Santé, Jérôme Salomon, le précisait lors d’un point presse, un porteur sain est forcément moins contagieux puisqu’il ne tousse pas (le virus se transmet par le biais des gouttelettes émises lors de la toux et des éternuements) : « On s’est beaucoup posé la question de savoir si on pouvait être contagieux en étant asymptomatique. Ce qui finalement est quelque chose d’assez peu probable. Parce que pour être contagieux il faut quand même excréter des gouttelettes, c’est-à-dire tousser, éternuer. Et donc quelqu’un qui n’a pas de symptôme certes pourrait être porteur – c’est très probable et on en trouve de temps en temps avec des formes extrêmement peu symptomatiques – mais finalement a peu de moyens de diffuser le virus. »
Comment éviter le coronavirus ?

Pour se protéger du virus, les autorités sanitaires françaises recommandent les gestes-barrière qui ont fait leurs preuves contre le virus de la grippe :

Se laver les mains fréquemment au savon,
Tousser et éternuer dans le creux de son coude
Se saluer sans se serrer la main, éviter les embrassades
Utiliser un mouchoir à usage unique et le jeter
Garder une distance de 1 m (réunions, file d'attente...)
Éviter de se toucher le visage (nez, bouche...)
Porter un masque lorsqu'on est malade (sur prescription médicale)
Télétravail
Eviter tout déplacement sauf urgence (pour faire ses courses, se soigner)

Interrogé par Top Santé, Daniel Camus (Institut Pasteur) explique que « le coronavirus est une maladie respiratoire qui se transmet dans 80% des cas par les mains ». Un message également martelé par Olivier Véran : « Lavez-vous les mains ! ». Il faut savoir qu’en moyenne, nous touchons notre visage avec nos mains 1 fois par minute… Le nez, les yeux et la bouche sont les portes d’entrée pour les virus et bactéries. L’hygiène des mains est donc indispensable et le lavage des mains bien plus efficace que le port d’un masque.
Masque FFP2 ou chirurgical, lequel est le plus efficace ?

En France, malgré la pénurie, le port du masque devient de plus en plus courant. Les masques les plus couramment utilisés, les masques chirurgicaux, aussi appelés masques anti-projections sont recommandés pour les personnes malades symptomatiques, c’est-à-dire qui toussent ou éternuent. L’objectif étant d’éviter la diffusion aérienne de la maladie par les postillons.

Le ministère de la santé l’affirme cependant : « le port de ce type de masque par la population non malade afin d’éviter d’attraper la maladie ne fait pas partie des mesures barrières recommandées et son efficacité n’est pas démontrée. »

Masque FFP2 vs FFP3 : quelles différences ? Les masques de protection respiratoire dit FFP2, équipés d’un filtre, sont utilisés par les professionnels de santé en contact étroit avec les malades. Ils protègent de l’inhalation d’agents infectieux transmissibles par voie aérienne et par gouttelettes.

Il existe trois classes de masques professionnels : FFP1, FFP2, FFP3 (pour Filtering Facepiece Particles) dont l’efficacité est croissante et tient compte du niveau de filtrage.
Comment se fait le diagnostic du coronavirus ?

En phase épidémique (stade 3), le principe est de ne plus tester systématiquement. Les tests sont réservés en priorité à quatre types de populations :

les personnes fragiles en raison d'une pathologie et celles de plus de 70 ans, présentant des symptômes évocateurs du COVID-19, à risque de développer des complications (insuffisants respiratoires, immunodéprimés),
les 2 premiers cas présentant des symptômes dans les structures médico-sociales (maisons de retraites notamment),
les personnes hospitalisées présentant des symptômes évocateurs de Covid-19,
les professionnels de santé avec symptômes

Jusqu’à présent, les tests de dépistage du coronavirus étaient pratiqués uniquement dans les hôpitaux. Désormais, on peut les réaliser, en théorie, dans n’importe quel laboratoire de ville, sous condition de disposer d’une prescription médicale. En pratique, le test se fait à l’aide d’un écouvillon naso-pharyngé, posé au niveau des narines afin de recueillir un prélèvement. Le délai pour avoir un résultat est entre 3 et 5 h.
Pourquoi on ne teste pas tous les cas suspects ?

« La recherche systématique de contacts est devenue inutile », assure le ministère de la Santé, qui précise que « tester tous les patients présentant des symptômes conduirait à saturer la filière de dépistage ». En somme, seuls les patient présentant un état clinique sévère, les patients hospitalisés, les professionnels de santé et les résidents des établissements médico-sociaux présentant des symptômes sont soumis à un test.

Ce qu’il faut comprendre c’est que les cas bénins sont envoyés en isolement pendant 14 jours à leur domicile sans être testés.

A noter que le décompte des cas ne se fonde plus uniquement sur les cas diagnostiqués biologiquement, mais sur des estimations épidémiologiques, comme cela se fait pour la grippe tous les ans (nombre de consultations, nombre de cas graves ou de décès…).
Combien de temps est-on contagieux ?

Le délai d’incubation du coronavirus COVID-19 est de 3 à 5 jours en général, il peut toutefois s’étendre jusqu’à 14 jours. Pendant le temps d’incubation, on peut être contagieux, c’est à dire que l’on peut porteur du virus avant l’apparition des symptômes ou à l’apparition de signaux faibles.

En revanche, on ne sait pas combien de temps on peut détecter le virus chez une personne qui n’est plus malade. Ni même si une personne peut être contagieuse alors qu’elle n’a pas encore de symptômes, cela semble néanmoins peu probable.
Coronavirus : est-il dangereux ? Quels sont les risques ?

Les cas les plus sévères semblent concerner à ce jour principalement des personnes vulnérables en raison de leur âge ou de maladies associées. Les données scientifiques disponibles suggèrent que le virus peut causer des symptômes similaires à ceux d’une grippe modérée, mais aussi des symptômes plus sévères. Dans ces cas-là, le patient peut être atteint d’un syndrome de détresse respiratoire aiguë, d’une insuffisance rénale aiguë, voire d’une défaillance multi-viscérale pouvant entraîner le décès.

« La maladie peut également progresser dans le temps chez un patient. Les patients avec des maladies chroniques préexistantes telles que l’hypertension, maladies cardiovasculaires, diabète, maladies hépatiques, maladies respiratoires semblent plus susceptibles de développer des formes sévères, de même que les personnes âgées », précise le ministère de la santé. Enfin, il faut savoir que 75% des personnes décédées en Chine étaient atteintes de pathologies chroniques et 80% étaient âgées.

Coronavirus et diabète : les diabétiques de type 1 ou 2 seraient plus à risque, en raison de « l’élévation permanente de la glycémie » pouvant « altérer le système immunitaire », explique l’association française des diabétiques. De même qu’à l’inverse, les infections peuvent déséquilibrer la glycémie et/ou aggraver certaines complications du diabète déjà présentes.

Coronavirus et femmes enceintes : en l’état actuel des connaissances, les femmes enceintes sont de manière générale des sujets fragiles et qui nécessitent une grande attention. Selon le ministère de la santé : « les premières informations sur l’impact du coronavirus chez les femmes enceintes et le fœtus sont cependant rassurantes ». Néanmoins, par précaution, le Haut Conseil de Santé Publique a classé les femmes enceintes à partir du 3e trimestre comme personnes à risque. Elles doivent être vigilantes, respecter minutieusement les gestes barrières et rester confinées. Après l’accouchement, les recommandations sont d’isoler « la mère et de son enfant dans une chambre seule » et de laisser 2 mètres entre le lit de la mère et le berceau de l’enfant.

Coronavirus et asthme: les personnes asthmatiques font partie des personnes à risque, toutefois inutile de paniquer, ainsi que le confirme l’association Asthme et allergies : « les personnes asthmatiques n’ont pas plus de risques d’être contaminées par le coronavirus Covid-19 que le reste de la population (à condition que l’asthme soit bien contrôlé) », en revanche, nuance-t-elle, elles ont « davantage de risques de développer des complications respiratoires en cas de contamination ». Attention ! Suite à l’alerte du ministère de la Santé, concernant les anti-inflammatoires à remplacer par du paracétamol en cas de symptômes (mal de gorge, fièvre…), les asthmatiques ne doivent pas arrêter leur traitement ! La prise de corticoïdes inhalés n’est pas à risque. Quant aux corticoïdes en comprimés, « la dose minimale pour contrôler l’asthme doit être poursuivie, selon les conseils de votre médecin. »

Selon l’OMS, le taux de mortalité du nouveau coronavirus est de l’ordre de 3,5%.
Est-ce que les jeunes adultes sont touchés ?

« Le type de personnes atteintes par le virus, et la répartition des cas simples, notamment en fonction de l’âge ou de l’existence de plusieurs maladies n’est pas modifié », assure le ministère de la Santé. En somme, les profils des personnes plus sévèrement atteintes (personnes âges et personnes fragiles) restent dans la majorité des cas inchangés.

Néanmoins, précise encore le ministère de la Santé, « les études internationales nous montrent que si les personnes fragiles sont les plus à risque de développer une forme grave d’infection au Coronavirus, l’ensemble de la population peut également être concernée. » Quelques cas sévères hors personnes âgées ou fragiles ont effectivement été constatés dans d’autres pays.
Quelles sont les conséquences psychologiques du confinement ?

En Chine, épicentre de l’épidémie, plusieurs études ont été menées pour comprendre l’impact psychologique du confinement sur la population. Une étude publiée dans General Psychiatry et menée auprès de 52 000 personnes dans 36 provinces chinoises, permet de conclure qu’en raison du confinement, 35 % des répondants souffraient d’un « stress psychologique modéré » et 5 % d’un « stress psychologique sévère ». Selon cette étude, ces troubles concernent plus souvent les femmes, les individus âgés de 18 à 30 ans et ceux de plus de 60 ans. Selon une revue de plus plus de 3000 publications antérieures, publiée dans The Lancet, lorsque la période de confinement dure plus de 10 jours, des symptômes post-traumatiques, des comportements d’évitement ainsi que de la colère sont susceptibles d’apparaître.

L’angoisse liée au virus et l’inquiétude générée en cas de symptômes et l’isolement social génère du stress. Les spécialistes conseillent de maintenir au maximum les interactions familiales, amicales, professionnelles… via le téléphone, les messageries voire les groupes de soutien.
Le coronavirus a-t-il muté ?

Selon les dernières données scientifiques, il existe deux souches circulantes du virus : la souche L et la souche S.

La souche S serait plus plus ancienne que la souche L. Elle serait moins agressive et moins fréquente (30% des échantillons). La souche L serait la souche circulante, la plus sévère et la plus fréquente (70% des échantillons testés dans l’étude). Selon le ministère de la Santé, « à ce stade, rien ne permet de confirmer si la mutation a eu lieu chez l’homme ou chez les hôtes intermédiaires (animal). » Il précise : « grâce aux moyens de détection et aux mesures de lutte contre le coronavirus, la circulation de la souche L, plus sévère et donc plus facilement détectable, tend à diminuer. »

Enfin, la grande majorité des mutations des virus sont neutres, c’est-à-dire que le plus souvent, elles sont plus bénéfiques pour l’Homme que l’inverse. « Dans la majorité des épidémies, les virus évoluent vers moins de dangerosité mais plus de diffusion », précise encore le ministère de la Santé.
Coronavirus covid-19 : a-t-on trouvé un traitement ?

A ce jour, aucun traitement spécifique n’a été identifié pour le Covid-19. Un essai clinique européen « discovery » destiné à évaluer quatre traitements expérimentaux pour lutter contre le coronavirus a débuté en France, a annoncé dimanche 22 mars l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm).

La chloroquine fait débat : cet antipaludique a été annoncé comme un remède miracle par un infectiologue de Marseille. Si la chloroquine a en effet donné des signes d’efficacité selon des scientifiques chinois, l’étude n’a été menée que sur un petit nombre de patients, il est donc prématuré de parler de traitement.

Remdesivir : est-ce la solution à l’épidémie ? Le Remdesivir a été administré au patient de 48 ans hospitalisé au CHU de Bordeaux fin janvier et pendant 10 jours par voie intraveineuse avait été « parfaitement toléré ». « C’est une petite molécule capable de gagner l’ensemble des compartiments de l’organisme et dont on sait qu’elle diffuse parfaitement dans les poumons, organe cible de la maladie », a expliqué le Pr Denis Malvy, responsable de l’unité maladies tropicales et du voyageur au CHU de Bordeaux. Il est à noter que le Remdesivir avait déjà montré son efficacité chez le singe contre le coronavirus MERS. Le Remdesivir fait l’objet d’un essai thérapeutique comparatif en Chine avec la coordination de l’OMS.

Par ailleurs, un autre traitement est actuellement testé en Asie : il s’agit d’une combinaison de deux médicaments contre le VIH-Sida, le Lopinavir et le Ritonavir.

ATTENTION aux REMÈDES MIRACLES : à ce jour, aucun traitement n’est validé contre le nouveau coronavirus par les autorités internationales.
Vaccin contre le coronavirus : quand va-t-on le trouver ?

Pour l’heure, il n’existe pas de vaccin contre le Coronavirus COVID-19. « Plusieurs traitements sont en cours d’évaluation en France, en lien avec l’OMS », précise le ministère de la Santé. Dans l’attente, le traitement est symptomatique.
Quelle est l’origine de l’épidémie coronavirus ?

La majorité des cas initialement décrits concernant des personnes ayant fréquenté un marché d’animaux vivants, les scientifiques ont privilégié l’hypothèse d’une zoonose (maladie transmise par les animaux). Avez-vous déjà entendu parler du pangolin ? Ce petit mammifère à écailles aurait, selon une étude publiée de l’Université d’agriculture du sud de la Chine, facilité la transmission du virus 2019-nCoV de la chauve-souris à l’Homme.

Explication : si les scientifiques sont quasi-sûrs que la source de l’épidémie est la chauve-souris (le « réservoir » dans le jargon des spécialistes), le virus présent chez cette dernière n’a pas pu arriver directement à l’Homme, faute de récepteurs appropriés. Il manquait donc un « hôte intermédiaire » : après avoir balayé l’hypothèse du serpent, les experts se sont penché sur… le pangolin. Ce mammifère résolument exotique (qui fait l’objet d’un trafic illégal en Asie avec environ 100 000 spécimens braconnés chaque année) présente en effet des séquences virales identiques à 99 % à celles trouvées chez les malades. CQFD !

Attention : certains scientifiques appellent toutefois à la prudence vis-à-vis de cette hypothèse – dont les preuves n’ont (pour le moment) pas été publiées dans la littérature scientifique.

Pour rappel, l’épidémie de coronavirus Covid-19 a débuté fin décembre 2019 et a été officiellement déclarée début janvier 2020.

Sources : Ministère de la Santé / Institut Pasteur / OMS / Interview (26 février) de Daniel Camus, infectiologue Institut Pasteur Lille

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