Corollaires du Covid-19 : Colonel Malick Cissé donne raison à Mahammad Boun Abdallah Dione (Contribution)

Faisant suite à la très pertinente et excellente démonstration théorique de l’économiste et Ministre d’Etat Mahammad Boun Abdallah Dionne sur le thème : Économie de guerre et dette publique, je souhaiterai apporter modestement ma contribution. D’abord en tant que fils de l’Afrique et ensuite comme observateur politique depuis plus de 50 ans .

Force est de constater que la dette publique, cette arme de destruction massive insidieuse et néfaste contre les pays pauvres,demeure le plus sûr moyen de freiner l’invasion du péril noir. Le péril noir oui , les connaisseurs de la théorie du remplacement ne me démentiront pas . La femelle du moustique a besoin naturellement de sang pour pondre ses œufs dit on !

Les G de 7 à 20 se concertent tout le temps pour éviter leur suicide collectif en étudiant la possibilité d’anéantir par la dette et autres faits ,les moyens de survivre et de propagation des populations “indigènes” des pays en développement.

La dette publique est un appât empoisonné utilisable selon la logique de l’Occident pour éliminer le maximum de personnes vivant en dehors de leurs continents. L’animalité de l’être surpasse le caractère humain de l’être.

Je ne mettrais pas de gants ou caresser dans le sens du poil certains, pour m’exprimer sur ce sujet, l’Afrique a besoin de se battre contre cet esclavage économique de l’endettement.

La pandémie du covid, cette guerre sanitaire et économique me donne l’occasion de faire connaître à tous que les politiques d’endettement n’ont pas produit à ce jour assez de réflexions critiques profondes des africains face à l’Occident.

En effet, il reste que le sujet de l’endettement international des États est un fait historique ,donc ce n’est pas nouveau dans les champs politiques et économiques et dépasse sûrement le cercle restreint des économistes et économètres.

D’ailleurs Les guerres, les épizooties et les pandémies ont constitué les facteurs d’accélération de l’endettement dans la plupart des pays et ne permettant pas ainsi des réflexions positives durables .

Il est à remarquer aussi et c’est sûr ,que les États créditeurs utilisent la dette publique pour faire pression sur les États débiteurs aidés en cela par les organisations internationales tel que le FMI et le Club de Paris. L’Afrique a besoin de se battre et de s’exprimer contre l’esclavage économique de l’endettement.

La pandémie du covid, cette guerre sanitaire et économique me donne l’occasion de faire reconnaître que les politiques d’endettement n’ont pas produit à ce jour assez de multiples réflexions critiques et profondes face à l’Occident.

D’où le courage et la pertinence de ce que je considère comme révolte politique du Président Senegalais. Il est constant de reconnaître que l’économie internationale demeure caractérisée : D’une part par le service annuel de la dette des pays en développement, d’autre part par la déraisonnable aide publique et enfin et surtout les taux d’intérêt réels et le ratio de l’encours dette et recettes d’exploitation.

Ces comportements mercantilistes causent réellement des problèmes structurels de solvabilité et de remboursement. Dès lors à qui la faute ? Le Président Macky Sall a totalement raison de demander l’annulation de la dette publique des États en développement.

Colonel Malick Cisse Président de Sunu-PSDS