Coopération avec le Sénégal : L’ambassadeur d’Israël à Dakar fait le point

L’ambassade d’Israël au Sénégal a organisé ce mercredi un petit déjeuner presse pour faire l’état des lieux sur les relations diplomatiques entre le Sénégal et l’Etat hébreux, mais également se prononcer sur les élections législatives israéliennes.
« Je pense que le Sénégal a été toujours important pour nous. Nos relations de coopération ont démarré avant son indépendance. Israël est un pays qui a gagné la souveraineté très difficilement. Nous avions développé notre agriculture et nous l’avons partagée avec tous les pays émergents en particulier avec le Sénégal. Le Sénégal est une importante destination pour les produits israéliens et surtout les Tech. Et toutes les conditions qui ont fait de Israël la start-up mondiale sur les Tech sont réunies au Sénégal », a, de prime abord, indiqué, Roï Rosenblit, ambassadeur de l’Etat d’Israël au Sénégal. Non sans rappeler qu’il y a quelques semaines, « j’ai reçu des jeunes sénégalais qui ont été formés en Israël sur l’agriculture, l’élevage et la pisciculture. Et ils disaient tous que le système agricole israélien doit être enseigné partout dans le monde. Et j’en suis sûr, le Sénégal est prêt à adopter le système israélien dans tous ces domaines ». 
Par rapport à l’assistance économique d’Israël au Sénégal, il précise : « Nous sommes un pays très petit et nous ne faisons que 9 millions. Alors nous préférons former les formateurs, leur transmettre notre savoir au lieu d’apporter une assistance économique financière ».
S’agissant des élections législatives en Israël, il explique que le parlement israélien a 120 sièges, et l’opposition a gagné 33 sièges et c’est l’ancien chef d’Etat-major des armées qui passe en tête suivi du Premier ministre sortant Benjamin Nétanyahou qui a obtenu 32 sièges.
Cependant, il renseigne que « Le président essaye de proposer un gouvernement d’unité nationale afin que les deux candidats puissent se succéder. Mais le problème en est qu’aucun des deux candidats ne veut faire le deuxième mandat. « Maintenant, le problème c’est que tout le monde veut trouver une solution pour solder cette impasse. Et c’est une situation très bizarre car depuis lors, le ministère des Affaires étrangères israélien n’a pas de budget. Et dans la politique économique des deux candidats, il n’y a pas de différence. Et ils sont tous les deux d’accord que l’Iran et le Hezbollah sont les plus grandes menaces pour Israël ».