Concertations nationales : Diagnostic sans complaisance de la prise en charge des urgences

24/12/2014 - France / Creteil - Un brancardier transporte un patient aux urgences de l'hopital APHP Henri Mondor de Creteil (94). Emergency service - 24/12/2014 - France / Creteil - A nurse under a sign ("Emergency service") at the emergency service at the Henri Mondor hospital in Creteil, France. - *** Local Caption *** 24x36 Affiche Hopital Hopital d'urgence Hopital Henri Mondor Horizontale illustration Infirmiere Medical Panneau Photo couleur Sante sante publique Service des urgences Soins hospitaliers urgences

«La problématique de la prise en charge des urgences est mondiale. Elle n’épargne ni les pays développés, encore moins ceux à faibles revenus», a d’emblée déclaré la directrice générale des Etablissements de santé, ce lundi, lors de la première journée des concertations nationales sur la prise en charge des urgences.
Au Sénégal, dit-elle, «les urgences surviennent soit au niveau communautaire, c’est-dire à domicile avec comme principales causes les pathologies cardiovasculaires et rénales, les maladies comme le diabète, les accidents domestiques, soit sur la voie publique avec les accidents de la circulation».
Il s’y ajoute, selon elle, que les urgences obstétricales et néonatales entre dans ce lot des premiers motifs de consultations en urgence.
Docteur Marie Khemesse Ngom Ndiaye a, également, soutenu,  dans sa communication introductive,  que les structures de santé ne sont pas épargnées, parce que des situations d’urgence peuvent se présenter au moment de la prise en charge ou en hospitalisation.
«Un comité mis en place pour régler la problématique de la prise en charge des urgences au Sénégal»
 Ainsi, pour régler de façon durable la problématique de la prise en charge des urgences au Sénégal, elle a fait savoir qu’un comité de pilotage a été mis en place. Lequel est composé d’éminentes personnalités du secteur de la santé et des autres secteurs intervenant dans la prise en charge des urgences comme le ministère de l’Intérieur et le ministère des Forces armées. «Ce comité a travaillé pendant 10 semaines sur les termes de référence, le format de l’activité, les groupes thématiques et leur contenu», précise la directrice générale des Etablissements de la santé.
Un groupe est chargé de réfléchir sur l’organisation des soins d’urgence. «Il passera en revue la prise en charge en pré hospitalier avec la régulation, l’organisation des soins dans les structures et à tous les niveaux de la pyramide sanitaire, du public comme du privé, et la gestion des situations de catastrophe», a dit Marie Khemesse Ngom Ndiaye.
«De ce diagnostic, des solutions seront proposées et un plan d’action réaliste et réalisable sera élaboré»
Un autre réfléchira sur la gouvernance et le financement des soins d’urgence. «Ce groupe définira le cadre législatif et règlementaire pour la gestion des urgences, le système de coordination des soins d’urgence, l’évaluation de la gouvernance et la stratégie de financement pour le transport et les soins d’urgence», souligne-t-elle. La directrice générale d’affirmer que des personnes vont se focaliser, entre autres, sur les médicaments et produits de santé pour les soins d’urgence. «Médicaments et produits de santé sans lesquels il n’y aura pas de soins : tous les produits de santé du laboratoire, de l’imagerie médicale, des explorations fonctionnelles, de la pharmacie, des services de soins…», a-t-elle renseigné.
A travers les thèmes retenus, déclare-t-elle, il s’agira de procéder à un diagnostic profond et sans complaisance du système de prise en charge des urgences. «De ce diagnostic, des solutions seront proposées et un plan d’action réaliste et réalisable sera élaboré et mis en œuvre sous l’autorité de Monsieur le Ministre de la Santé et de l’Action sociale», a conclu Marie Khemesse Ngom Ndiaye.
Ces concertations nationales vont prendre fin après-demain mercredi.