Commotion cérébrale : comment ça marche exactement ?

Des chercheurs américains sont parvenus à comprendre comment fonctionne exactement une commotion cérébrale. Explication.

En France, environ 200 000 personnes subissent une commotion cérébrale chaque année. Ce traumatisme crânien léger (on parle aussi d’  » ébranlement du cerveau  » dans le langage courant) est particulièrement redouté dans les milieux sportifs.

Une commotion cérébrale survient généralement à la suite d’un choc violent au niveau du visage, du cou ou des cervicales – par exemple : à l’occasion d’une chute à vélo, d’un accident de voiture, d’un coup…

Le cerveau heurte la paroi interne de la boîte crânienne et des symptômes spécifiques font alors leur apparition : des maux de tête (céphalées), des vertiges ou des étourdissements, des nausées ou des vomissements, des troubles de l’élocution et/ou de l’équilibre, une confusion, des problèmes d’odorat et/ou d’ouïe… Il est à noter que l’on n’observe une perte de conscience (c’est-à-dire : un évanouissement) que dans moins de 10 % des cas.
Le casque, un allié contre la commotion cérébrale

Bonne nouvelle : des chercheurs de la New York University (aux États-Unis) sont parvenus à mieux comprendre ce qui se passe exactement au niveau du cerveau lorsqu’on subit une commotion cérébrale.

Les chercheurs ont ainsi fait passer des examens IRM à 36 volontaires ayant récemment subi une commotion cérébrale. Leurs analyses ont été comparées aux résultats IRM obtenus par 27 volontaires en bonne santé.

Verdict ? Les chercheurs ont découvert une altération anormale du corps calleux (corpus callosum) chez les patients ayant récemment vécu une commotion cérébrale.

Or, le corps calleux (qui est notamment composé de fibres de matière blanche, comparables à des câbles) agit comme un  » pont  » au niveau cérébral : c’est cette substance qui permet une bonne transmission des informations entre l’hémisphère gauche et l’hémisphère droit du cerveau. Ce qui pourrait expliquer les symptômes accompagnant la commotion cérébrale…

Comment se protéger contre la commotion cérébrale ? On l’a dit : la majorité des commotions cérébrales surviennent dans le milieu sportif – rugby, hockey, football… Première façon de s’en protéger, donc : bien respecter les règles du jeu et éviter les excès de zèle. Pour les accros au vélo, aux rollers, au skate-board… le casque est évidemment indispensable !

Enfin, si vous avez subi un choc à la tête ou si votre enfant est tombé sur le crâne, restez vigilant : dès l’apparition des premiers symptômes, appelez les secours (15 ou 112). Attention : les symptômes peuvent apparaître jusqu’à 48 heures après le choc !

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