Cleaning day : Du temporel à l’idéel pour un civisme populaire

Le top départ pour faire en urgence « Un Sénégal Propre » a été lancé, ce samedi 04 janvier, par le président de la République, Macky Sall, sur toute l’étendue du territoire.
Journée nationale mensuelle de nettoiement, cette directive présidentielle doit interpeller pour vaincre l’insalubrité.

Rendre propre le pays est une bonne initiative, à l’instar de tout ce qui concourt à l’hygiène. L’idée est déjà dans les esprits, toutefois le changement de comportement n’est pas aussi déterminant qu’on le veuille faire croire.

Toujours est-il que le coup d’essai fut une maestria politique pour la mouvance présidentielle, dont les leaders ont mobilisé leurs ouailles, pour matérialiser cette directive présidentielle.
Mais ce travail de longue haleine doit-il être toujours sous la coordination de l’administration territoriale et des élus ? Au point de marginaliser d’autres segments importants de la société ?

Faut-il attendre le 1er samedi de chaque mois pour lustrer les écuries d’Augias ? Quelle approche a-t-on fait auprès des Asc et autres mouvements de jeunes apolitiques, la société civile ?
La réflexion a son pesant d’or. Tout ce qui est fait pour moi, sans moi, est fait contre moi. Pour paraphraser Nelson Mandela. La participation par exemple des Asc doit susciter un certain consensus. Surtout pour ce combat contre l’insalubrité.

Raison pour laquelle, le concept « Sénégal propre » reste à être apprivoisé par tous. Pour que le projet ne tombe pas à l’eau. Parler avec la base est nécessaire. Pour pouvoir éviter la Manif du ‘’Collectif Mbebeuss dafa doy ‘’ qui a sablé, en banlieue, le couscous de Macky Sall.

Ainsi, on revivra, en termes de mobilisation et de participation populaire l’ère du Set setal du milieu des années 80. Un mouvement spontané suscité par les jeunes et pour les jeunes et que les politiques n’ont fait que rallier.

Mort à l’insalubrité, mort à l’occupation anarchique. Afin que nos localités répondent aux standards mondiaux en la matière. Pour s’adjuger plus que le Grand Prix du chef de l’Etat décerné chaque année à la commune qui aura fait mieux en la matière.

A vos balais, prêts, partez !