Chirurgie : 5 conseils avant de se faire opérer

Entre la consultation obligatoire de pré-anesthésie et l’intervention chirurgicale, mieux vaut s’organiser afin d’arriver dans les meilleures conditions à l’hôpital. Le Pr Marc Laffon, anesthésiste-réanimateur au CHU de Tours, vous indique les 5 règles à suivre pour entrer au bloc dans les meilleures conditions.

  1. Écrasez votre dernière cigarette

Pour limiter les complications respiratoires, il est conseillé d’arrêter de fumer au moins 4 semaines avant l’anesthésie. Mieux encore, en écrasant sa dernière cigarette 8 semaines avant, ce risque diminue de moitié. Fumer favorise aussi les problèmes de cicatrisation, car les 200 000 radicaux libres dégagés lors de chaque bouffée attaquent les cellules cutanées et provoquent un manque d’oxygénation des tissus. Ne pas hésiter à consulter un tabacologue et à télécharger l’appli d’e-coaching sur le site de Tabac info service.
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  1. Évitez l’automédication

À l’exception des traitements validés lors de la consultation de pré-anesthésie, évitez l’automédication, notamment l’aspirine ou tout autre fluidifiant du sang. Cela augmenterait le risque d’hémorragie durant l’intervention. En cas de maux de tête, de fièvre ou de douleurs, préférez le paracétamol. La dernière visite de pré-anesthésie permet de regarder les éventuels examens demandés lors de la consultation précédente et de s’assurer de l’absence de modification de l’état de santé depuis (nouveaux médicaments, infection… ).

  1. Mettez votre estomac au repos

Plus aucun aliment solide 6 heures avant l’intervention, ou l’admission à l’hôpital si on est opéré en ambulatoire. « Ces heures de jeûne favorisent la vidange gastrique, explique le Pr Marc Laffon, anesthésiste-réanimateur au CHU de Tours. Il est important que l’estomac ne soit pas plein, pour éviter que son contenu acide remonte dans l’œsophage et passe dans la trachée et les bronches. » Cela provoquerait une grave réaction inflammatoire des poumons et une obstruction des bronches. En revanche, les liquides clairs (eau, thé… ) peuvent être avalés jusqu’à deux heures avant l’opération.

  1. Consultez votre dentiste

Surtout si certaines dents bougent ou se déchaussent. En effet, lors de l’anesthésie générale, pour assurer la respiration et donc l’oxygénation, on introduit par la bouche un tube que l’on place dans la trachée ou devant les cordes vocales. Parfois, en positionnant ou en retirant ces dispositifs, une dent déjà fragilisée peut être abîmée ou mobilisée. Cela peut aussi arriver si le patient mord ce tube à son réveil. Rien de dramatique, mais un contrôle chez son chirurgien-dentiste évitera ce genre de mauvaise surprise.

  1. Ne jouez pas les coquettes

Ni vernis à ongles, ni bagues, boucles d’oreilles ou autres piercings, sources potentielles d’infection ou de traumatisme. Le vernis empêche l’oxymètre de fonctionner correctement. Or cette petite pince est essentielle durant l’intervention : c’est elle qui permet de contrôler en continu la teneur en oxygène dans le sang. Par ailleurs, garder sa bague peut exposer au risque de compression du doigt en cas de perfusion qui aurait diffusé en dehors de la veine.

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