Carte politique : La ligne Wade-Macky crédite-t-elle celle Sonko-Khalifa ?

Souverains, les Sénégalais agréent les retrouvailles Wade-Macky, lesquelles apaisent la tension sociale, dit-on. Mais qui vont chambouler le champ politique. Qu’est-ce qui va changer ? Question à mille balles. D’autant qu’au même moment, Karim Wade, non encore éligible, réclame réhabilitation.

Exécutif condescendant
Au dessus de la justice, les politiques sénégalais transcendent les questions judiciaires, n’en déplaise à ceux qu réclament 138 milliards à Wade-fils, selon les termes de la juridiction d’exception, la Crei.

New-deal
Bref, les rapports entre l’opposition et Macky Sall et entre Me Wade et l’opposition auront une nouvelle courbe sémantique. Ce, même si le secrétaire général national du Pds entretient de bons rapports avec tous les acteurs politiques. De l’opposition, qui l’avait sollicité pour un report de voix, à la défunte Présidentielle. Et du pouvoir, via Alpha Condé, pour éviter une élection houleuse.

Même si rendre visite à Macky, recadre Me Wade, ne change pas grand-chose, ce rapprochement entre libéraux impactera les relations entre Ousmane Sonko ou Khalifa Sall et Me Wade. En marge de ce new-deal tropical, ces deux loups convergeront vers l’approfondissement de la démocratie, de la gestion des ressources naturelles, d’une opposition crédible, faisant fi des opposants qui, s’ils rejoignent Canossa, risquent d’en pâtir.

Recomposition politique
Le Front de résistance national parle le même langage, dans le Dialogue politique, que Macky Sall, Ousmane Sonko et Khalifa Sall, dont les relations avec Macky Sall restent froides, vogueraient librement dans la radicalité de l’opposition au régime de Macky Sall. Gage d’un nouveau souffle pour la démocratie sénégalaise qui, d’aucuns, a besoin de respirer.

Conscient de ce nouveau rôle, Sonko a peut être ses raisons d’alerter pour éviter de se faire conduire au gnouf qui a souvent été la voix présidentielle pour nombre d’opposants. Qui dit qu’on prête une intention à Macky Sall de faire voter une loi interdisant d’élection présidentielle tout fonctionnaire radié du public ?