Canicule : plus de risque d’accoucher prématurément

D’après une  étude américaine, les températures extrêmes rencontrées pendant la grossesse pourraient provoquer des accouchements prématurés. En période de canicule, il y aurait entre 6 et 21% de naissances prématurées en plus.

En France, les experts estiment que, chaque année, 60 000 bébés sont pressés de voir le jour, soit 8 % des naissances environ. Or, on le sait : la prématurité est mauvaise pour la santé de bébé. D’après différentes études, les nouveau-nés arrivés en avance auraient plus de risques que les autres de souffrir d’autisme, d’hyperactivité, de difficultés scolaires.

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D’après une autre étude menée par les Instituts américains de la Santé (NIH), les futures mamans exposées à des températures extrêmes au cours de leur grossesse (que ce soit un froid intense ou une chaleur suffocante comme celle que nous connaissons actuellement) auraient plus de risques d’accoucher prématurément, c’est-à-dire avant la 35e semaine de grossesse ou la 37e semaine d’aménorrhée.

Canicule ou températures polaires ?

Pour en arriver à cette conclusion, les scientifiques ont étudié les 223 375 dossiers médicaux de femmes enceintes suivies dans 12 maternités américaines, et les ont comparés avec les relevés météorologiques au cours de leur grossesse. Ils ont aussi pris en compte la durée d’exposition aux températures extrêmes et d’autres facteurs, comme la consommation d’alcool et de tabac.

Verdict ? Lorsque la femme enceinte avait été exposée à une période de canicule ou de fortes chaleurs au cours de sa grossesse, elle avait entre 6 % et 21 % de risques supplémentaires d’accoucher prématurément. À l’inverse, lorsque la femme enceinte rencontrait des températures très froides durant les 7 premières semaines de grossesse, le risque de prématurité était de 20 %.

« Nos travaux indiquent qu’il faut être très prudent lorsque l’on minimise les effets des températures extrêmes au cours de la grossesse », commente Pauline Mendola, épidémiologiste au NIH et responsable de ces travaux, publiés dans la revue spécialisée Environmental Health Perspectives. Une problématique qui risque bien de prendre de l’ampleur avec le réchauffement climatique.

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