Caf : La suspension d’Ahmad Ahmad, atout ou obstacle à la candidature d’Augustin Senghor ?

D’après le site officiel de l’instance, la chambre de jugement de la Commission d’Éthique indépendante a jugé Ahmad Ahmad, président de la Confédération Africaine de Football (CAF) et vice-président de la FIFA, coupable d’avoir enfreint les art. 15 (Devoir de loyauté), 20 (Acceptation et distribution de cadeaux ou autres avantages) et 25 (Abus de pouvoir) de l’édition 2020 du Code d’éthique de la FIFA, ainsi que l’art. 28 (Détournement de fonds) de son édition 2018.

La chambre de jugement a par conséquent conclu que M. Ahmad avait enfreint les art. 15, 20 et 25 du Code d’éthique en vigueur ainsi que l’art. 28 de l’édition 2018 et a prononcé à son encontre une interdiction de toute activité relative au football (administrative, sportive et autre) aux niveaux national et international pour une durée de cinq ans. Il devra en outre s’acquitter d’une amende s’élevant à CHF 200 000.

Augustin Senghor, président de la fédération sénégalaise de football (Fsf) et candidat à la succession de Ahmad Ahmad, semble avoir la voie balisée. Le doute de certains qui pensaient qu’il était le plan B de Ahmad Ahmad, en cas de disqualification, semble réel. Selon des sources, la candidature de Senghor n’émane pas de sa conviction personnelle, mais du président sortant de la CAF. Celui qui serait en quête d’un plan B évoqué préparait sa succession en cas d’une probable disqualification par la Commission d’éthique de la FIFA, acté ce lundi.

Atout ou obstacle ?

Selon wiwsport, Augustin Senghor est donc le candidat de la CAF et va donc représenter l’instance aux prochaines élections. Il se présente comme le candidat de la continuité et maintenir la stabilité du comité exécutif. D’autres présidents de fédérations sont aussi candidats. Il s’agit de l’Ivoirien Jacques Anouma, le milliardaire sud-africain Patrice Motsepe, et le Mauritanien Ahmed Yahya. Un atout, même si le sénégalais était conscient du danger qui guettait Ahmad Ahmad. D’ailleurs, lors de sa déclaration liminaire effectuée 16 novembre passé dans les locaux de la FSF, Me Senghor l’avait souligné :

« Je dois à la vérité dire que ces dernières années, malgré les toutes les clameurs et rumeurs colportées ici et là sur la gestion de la CAF, des avancées notables ont été réalisées »

Peut-on parler d’obstacle, à vous de juger ? La candidature est déposée en attendant l’aval officiel de Macky Sall.