Assemblée nationale: Des députés de Benno tirent sur Aymérou Gningue

Un désordre règne depuis déjà quelques mois au sein du groupe parlementaire Benno Bokk Yaakaar (Bby), à l’Assemblée nationale. Selon des informations obtenues par Seneweb, des députés, appartenant à la majorité présidentielle, sont en colère contre le président, Aymérou Gningue, dont ils décrient la gestion.  

«La manière dont le président Aymérou Gningue gère le groupe de la majorité n’agrée guère des parlementaires, membres de la majorité présidentielle. Il y a des favorisés et des délaissés. C’est une histoire de clans. En fait, certains reçoivent des faveurs au détriment d’autres», ont-ils fustigé, rappelant qu’«un membre de bureau ou un président de Commission ne doit pas faire partie des unions parlementaires. Malgré ce fait qui viole le règlement, des présidents de Commissions et autres Secrétaires élus se bousculent aux portes de ces unions». 

En outre, poursuivent nos interlocuteurs, « pour les missions parlementaires, Aymérou Gningue choisit qui il veut selon ses humeurs », s’offusquent ces parlementaires, très en colère, qui disent avoir détenu une liste de députés qui peuvent voyager deux fois dans le mois. 

Aymérou Gningue : «Je n’ai aucun commentaire »

Joint au téléphone par Seneweb, Aymérou Gningue dit ne pas avoir de commentaire à faire sur cette information. «Je n’ai aucun commentaire », nous a-t-il répondu.

«Même pour les réseaux, des députés, qui n’assistent jamais aux réunions, sont les premiers à dire qu’ils sont prioritaires pour les voyages parce qu’ils sont membres du bureau de l’Assemblée nationale et occupent des postes dans le réseau », s’indignent-ils.

Et pour les soutiens financiers, ces députés de la majorité font constater pour le regretter que ce sont les « amis » qui doivent en bénéficier. «Le groupe n’existe que de nom», se désolent-ils, avant d’inviter le chef de l’Etat Macky Sall à reprendre les choses en main.

«Il doit faire gommer le président du groupe, son vice-président et tous les présidents de commission et membres du bureau, qui ne sont jamais présents», réclament les frondeurs.

«L’institution de Senghor, Lamine Gueye, Amadou Cissé Dia et de Macky Sall est en train de chavirer. Le ‘’on verra’’ doit disparaître du vocabulaire et la colère risquera de s’abattre sur les ministres qui seront à l’Assemblée nationale», ont-ils prévenu.