Arsenal : Arsène Wenger, l’hommage sans fin

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Avant et après Arsenal-Burnley (5-0), Arsène Wenger, qui dirigeait dimanche sa dernière rencontre à l’Emirates, a été honoré à tour de rôle par les supporters, ses joueurs, et même les journalistes anglais.

Une des plus grandes fiertés des fans des Gunners réside dans le fait qu’une station de métro, tout proche de l’Emirates, réponde au doux nom d’Arsenal. Aucun autre club britannique n’a droit à un tel honneur. Dimanche vers midi, lorsque les supporters ont commencé à sortir par grappes de la bouche de cette station, ceux-ci ont vite pu mesurer à quel point l’après-midi allait être spéciale. À quelques heures d’Arsenal-Burnley, le dernier match d’Arsène Wenger à l’Emirates, sur les échoppes temporaires qui trônaient dans Gillespsie Road, on ne voyait que le visage de l’entraîneur alsacien.

Il figurait sur des drapeaux ou des écharpes à côté de l’inscription « Farawell AFC Legend » (« Adieu à une légende de l’Arsenal FC »), sur la une du programme du match de jour ou sur des cadres commémoratifs hors de prix, et pour tout dire assez moches, rassemblant des photos de Wenger et des informations assez diverses à son sujet (comme son palmarès mais aussi… sa taille).

Au bout de la rue, un joyeux brouhaha était perceptible. Il provenait du Gunners Pub, un établissement dont la décoration touffue raconte le passé du club londonien et où les supporters écoulent des quantités insensées de bière les jours de match. Évidemment, tout le monde ne parlait que de Wenger, de son bilan, et personne n’était d’accord au moment de décider quel était son plus bel accomplissement à la tête des Gunners. Bientôt les discussions sont couvertes par un hurlement et des roulements de batterie : installés dans un coin du pub, les Aways Boyz, un duo qui célèbre en chansons les grandes figures d’Arsenal, se lancent dans une performance endiablée, dont le clou sera un morceau au titre évocateur : (We Love You) Arsène Wenger.

Quelques centaines de mètres plus loin, un autre hommage est rendu au manager, de type culinaire celui-là : au Piebury Corner, un restaurant spécialisé dans les tourtes, on s’arrache la « Wenger Pie », une tartelette contenant du… brocolis, l’aliment qu’avait imposé l’Asacien à ses troupes à son arrivée à Arsenal, en 1996.

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